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Notre développement sera durable…ou ne sera pas. Il semble bien qu’on puisse résoudre les crises actuelles avec un seul mot : le développement durable.

Crise économique, crise sociale, crise environnementale aboutissant à une crise démocratique, voilà en substance ce qui nous attend, si nous persistons à penser que la simple relance économique et le retour au statu quo productiviste est la seule solution pour demain.

Ils sont de plus en plus nombreux, dans les milieux intellectuels et économiques, à affirmer que la prochaine crise qui se profile risque d’être la dernière et que si nous ne  réglons pas le problème aujourd’hui, le village mondial sera rayé de la carte demain.

Dans trente ans, le pétrole ne pourra plus être la ressource énergétique de nos enfants.

Au rythme où les températures augmentent, il n’y aura plus beaucoup de glaciers à contempler et l’eau douce sera devenue une denrée si rare que des catastrophes et des guerres seront inévitables et pas simplement en Afrique ou en Asie.

Si rien ne se décide au sommet de Copenhague, l’Afrique comme les Etats-Unis ou l’Europe s’engagent dans la voie de la récession rapide et, pour le coup aussi, durable.

Oh, bien sûr ! Les pompes à essence ne fermeront pas demain matin, ni même l’année prochaine. Certes, on pourra toujours arroser sa pelouse en 2010…Mais par crises successives on verra le prix du pétrole, comme en 2007, passer la barre des 150, puis 300 dollars le baril. Que ferons nous, si demain le litre de super passe à 3 euros puis cinq ! que fera Juppé si le bordelais devient désertique. Partirons-nous toujours en vacances  si la température en été approche les 45° à l’ombre et que la Camargue est sous trois mètres d’eau...salée.

Si hier, nous avions des sinistres industriels majeurs tels Tchernobyl, Bhopal, AZF, demain ces mêmes sinistres prendront la forme d’inondations majeures et de tornades, qui, comparées à  celle qui frappa la nouvelle Orléans ou la région de Jeumont, relégueront ces dernières à de simples « coup de vent ».

 Inutile de continuer de détailler ce tableau pessimiste d’une terre devenue inhospitalière, nous allons tout droit vers un retour au Moyen Âge, si aujourd’hui, nous ne prenons pas conscience qu’il faut changer les choses.

Il est « amusant » de penser que pour régler l’ensemble de ces problèmes, économiques, sociaux et environnementaux, il suffit de changer de point de vue.

1-De passer du court terme au long terme : Appliqué à l’économie, le concept est plus parlant au regard de notre récente crise financière et le dogme libéral de la rentabilité à court terme. Appliqué au social, l’avenir des services publics en est un autre exemple. Appliqué à l’environnement, il est utile de repenser l’occupation foncière (à l’échelle d’une commune, d’un département ou d’un continent) pour préserver le peu de nature qu’il nous reste

2-De passer du local au global : nos économies ne nous donnent l’illusion de  prospérer que grâce à l’exploitation de pays plus faibles que les nôtres et la vampirisation de nos ressources naturelles, la chute n’en risque que d’être plus rapide et plus radicale. Appliqué au social, il est clair que depuis 25 ans la croissance n’est soutenue que par l’endettement des entreprises et des ménages : si demain la consommation chute, notre économie mondiale se grippe

3-De passer de la compétition à la coopération (le libre échange n’a en rien enrichi les pays en voie de développement : nous avons un jeu économique perdant-perdant)

4-De passer du simple au complexe (la voiture électrique ne constituera une solution que si son carburant, l’électricité, est produit, sans effet sur la nature).

En conclusion, nous sommes tous sensibilisés à la catastrophe qui se profile, nous connaissons la solution pour pouvoir encore nous y soustraire…..mais….

- Il est toujours possible de manger un rôti dont le porc a été élevé au Canada, engraissé en Australie, abattu en Belgique et vendu à Perpignan.

- la France continue d’importer du pétrole brut de Russie pour exporter le même pétrole raffiné…en Russie.

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