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On connaissait Ste Geneviève et l’aplomb avec lequel elle avait arrêté Attila et ses Huns en 451 aux portes de Paris, inaugurant ainsi une politique d’immigration peu amène. Quelques siècles plus tard, c’était au tour de Charles Martel de renvoyer les Arabes dans leurs contrées. Quelques siècles plus tard, dûment mandaté par notre empereur républicain, Eric Besson déloge les Afghans à Calais et s’apprête à affréter des charters pour Kaboul.

 Raccourci saisissant de 1500 ans et des pratiques toujours aussi moyenâgeuses ! On en oublierait les accords de Genève et la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, temporellement plus proche du roi de la jungle que de Charles ou de Geneviève.

Ah ! Comme il a l’air fier notre Tarzan, roi de la jungle moderne : avoir réussi, l’espace de quelques heures, à faire que les alentours de Calais, soient « libérés » de ses Huns.

Ajoutons à cela, la visite éclair et commerciale de notre monarque, Nicolas, auprès du bienfaiteur Kazakh, et on en aurait presque la vision de Ste Rama martyrisée ( RamaYade, pour ceux qui ne se souviennent plus). Qu’il est loin le temps où Rama pouvait encore bouder l’arrivée de Kadhafi ! Celui qui venait planter la tente dans les jardins de l’Elysée ne subit pas le même sort que ceux de la jungle calaisienne. Et pour cause : il était invité par Nicolas et accessoirement par Areva. Comme disait Coluche « en France, on fait la différence entre un émir et un arabe. »

Pas sûr que la France se grandisse en renvoyant des victimes directement dans les mains de leurs bourreaux. Pas sûr, non plus, que ce vol charter d’immigrés dissuade les postulants à venir et revenir en France. Ce brave Eric succédant à ce  blagueur de Brice, l’Auvergnat, cherche à se faire un nom en se montrant plus UMP que les autres. Il me fait penser à tous ces zélés bureaucrates, qui, sous Vichy, allaient jusqu’à rendre des services aux SS, qui ne leur avaient rien demandé, en établissant des listes de juifs prêts à enfourner.

La France évolue que voulez vous ! Elle avait adjoint au docteur Kouchner, une jolie mais encombrante secrétaire d’état aux droits de l’homme. Lui, « Nanard », qui prenait au sens premier son ministère des affaires étrangères, faisant d’étranges affaires avec feu Omar Bongo, avait nourri quelques réticences à être chaperonné par Rama. Désormais, la black se retrouve aux sports où elle ne risque pas de gêner les affaires du pays. Par ailleurs, il fallait donner un signe fort aux clandestins et à la maire UMP de Calais ; et qui mieux qu’un ancien socialiste pour assumer le boulot, hein ! Brice avait déjà, en son temps dépassait les quotas de renvoi aux frontières, qu’il s’était lui-même fixés, Eric ne pouvait décemment pas décevoir Nicolas, quitte à endosser le sobriquet de Tarzoon la honte de la jungle. Sacré Eric. Quand je pense que Ségolène avait dit de lui "mais qui connait monsieur Besson". Aujourd'hui, aucune chance de le confondre avec Luc, le cinéaste de Droite , ni avec Philippe, l'écrivain reconnu,  qui écrivit , était-ce prémonitoire pour son homonyme

"se résoudre aux adieux".

 

J’espère ne pas être lu par des clandestins, je pourrai être accusé de délit de solidarité…Chut Eric nous regarde !

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