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Il fallait bien que quelqu’un s’y colle….Et ce fut Hollande.

Je ne sais s’ils ont tiré à la courte paille entre Ségolène, François, Jack ou Michel (Rocard)…mais le fait est que cette fois c’est François qui s’y colle pour demander une clarification au MODEM et la position européenne de ce parti face à Sarkozy.

Spontanément la première réponse que je donnerais est « qu’est-ce qu’on en a à foutre, de la position de Bayrou » Que Bayrou cultive l’art de l’esquive et de la prise de position molle « ni tout à fait pour, ni même tout à fait contre » par rapport au PS, sincèrement cela me laisse de glace. Que le MODEM fasse sa ligne politique dans le cabotage droite-gauche, c’est lui que cela regarde !

Et nous, socialistes, nous demandons nous la position de François Hollande par rapport au PS !

Qu’avez-nous les socialistes à faire avec Bayrou, ancien ministre de Chirac, Marielle de Sarnez qui a été en son temps la cheville ouvrière de l’UDF et Corinne Lepage ancienne « Juppette ». Qu’ils se découvrent un jour une âme socialiste, rien n’est impossible. Mais pourquoi François Hollande veut-il absolument s’acoquiner avec l’UDF et demain peut-être ira t-il  jusqu’à rallier De Villepin, qui s’oppose, lui aussi, à sa manière, à Sarkozy ?

Cette vue purement électoraliste, car n’en doutons pas, il s’agit d’une manœuvre pour les européennes et les régionales, me révolte. Elle apparaît d’autant plus insupportable qu’aujourd’hui le pays et ses travailleurs souffrent d’une crise sans précédent et que leurs préoccupations premières n’englobent sûrement pas la cuisine électorale de quelques caciques fussent-ils sociaux libéraux. [Euh ! Pardon, pour le mot libéraux…plus personne aujourd’hui n’est libéral, même plus supertalonnettes…c’est vous dire !]

Depuis l’élection de Martine, la ligne politique s’est réellement « gauchisée » et certaines personnalités, entourant notre première secrétaire, portent assez bien cette ligne. Mais c’était sans compter avec les caciques préoccupés par leur élection ou réélection. Sans parler de ceux qui, déjà, ont quitté le navire PS, d’autres rats s’amusent aujourd’hui à développer une politique personnelle plus marquée par l’opportunisme que par un socle d’idées cohérent et n’hésitent pas, de ce fait, à grignoter le peu de crédibilité retrouvé par le parti socialiste depuis janvier 2009.

Ce dont a besoin le parti socialiste aujourd’hui, ce sont des idées et des personnes pour les porter.

 Qui se positionne clairement sur la régulation de l’Etat et sur la, nécessaire, ingérence économique ? Qui a critiqué le « G vain » ou l’entrée de la France dans le commandement intégré de l’OTAN ? Peu de monde, …et OTAN en emporte le vent ! Qui combat les atteintes répétées à la laïcité en particulier et aux libertés publiques en général ? Qui s’investit dans ces élections européennes qui promettent d’être extrêmement difficile quant à la mobilisation de nos concitoyens ?

Mais n’en doutez pas ! Les petites phrases de François Hollande, pour savoir si Bayrou gauchise sa droite ou droitise ses critiques, fera beaucoup parler le Landerneau socialiste des petits chefs de clans, histoire de grignoter encore un peu plus, le gruyère socialiste. Si ces messieurs ont des velléités de désirs d’avenir qu’ils aient au moins le courage d’afficher clairement leur couleur mais qu’il cesse de nous montrer la sociale démocratie en rose alors qu’on y voit que du bleu !

Il n’est pas dans mes habitudes d’exclure ceux qui ne pensent pas comme moi, mais un parti doit avoir une cohérence pour exister, pour mobiliser, et se doit d’être proche de sa base qui aujourd’hui survit entre chômage partiel et licenciement. Que certains visent un marocain ministériel en étant conciliant et participatif avec notre monarque Superdupont, grand bien leur fasse, mais n’oublions pas que 60% des Français rejette cette politique sarkozienne et qu’il représente le même pourcentage à juger que le PS ne ferait pas mieux que notre monarque républicain actuel.

Des idées ! Des hommes et des femmes pour les soutenir les expliquer et pour convaincre ! Et un parti en ordre de marche, quitte à laisser les carriéristes sur le bord du chemin. Voilà une ligne d’engagement politique qui me va très bien. Avant de demander à Bayrou sa position GPS sur l’échiquier politique, occupons--nous de serrer les rangs et de travailler pour sortir  de ce scandale économique et social, qui, s’il prend une tournure de crise politique, pourrait bien avoir raison de la démocratie en général et du parti socialiste en particulier.

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