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Qui y a t-il de plus violent ? Etre brutalement mis au chômage ou être séquestré deux ou trois jours, dans un bureau de 40 m² avec rafraîchissements et plateau repas.

 

Qu’y a t-il de plus rageant ? Etre obligé de baisser ses coûts de production de 3% par an pendant 6 ans lorsqu’on est sous traitant automobile et être quasi-contraint par le constructeur à délocaliser ou être « obligé » de recevoir l’aide des impôts de la main de l’Etat, pour pouvoir conserver ses marges et rémunérer ses actionnaires.

 

Qu’y a t-il de plus humiliant ? Partir au chômage après 20 ans de boîte, avec un pécule de 20.000 euros d’indemnités en même temps que son patron qui a fait faillite au bout de 5 ans,  et qui part avec 3.000.000 d’euros, ou, sortir de son entreprise en Mercedes 500 sous les huées des salariés.

La violence n’est certes pas une réponse, mais séquestrer un PDG véreux ne peut-être assimilé à un acte attentatoire à la personne humaine.

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  Nos dirigeants libéraux nous ont expliqué, pendant les 20 dernières années, que « les bénéfices d’aujourd’hui étaient les investissements de demain et les emplois d’après demain.»

Il apparaît clairement que nos entreprises multinationales n’ont guère investi dans leurs usines car « l’après demain d’aujourd’hui » semble plutôt sombre.

 L’exaspération de la classe populaire n’en est qu’à ses débuts et il y a fort à parier qu’elle ne soit pas en voie d’extinction. L’injustice ressentie aujourd’hui est mêlée de la crainte en l’avenir et du maintien de son niveau de vie, mais demain ? Quand le chômage de masse sera doublé d’une paupérisation, qu’en sera t-il ! Qu’auront-ils à perdre, les laissés pour compte du plan de relance par l’investissement qu’a concocté le petit Nicolas et ses sbires libéraux.

Ce qui semble se profiler aujourd’hui pourrait s’exprimer avec la même logique: les licenciements d’aujourd’hui créeront la pauvreté de demain et la révolte d’après demain.

Car n’en doutons pas, camarades, les échauffourées qui émaillent, de ci de là licenciements et manifestations, ne sont rien à côté des jacqueries qui pourraient voir le jour, si demain, 7 à 10 millions de personnes en France tombées sous le seuil de pauvreté et ne l’acceptaient pas.

Or, en ce qui concerne la crise, elle n’est pas arrivée, loin s’en faut, à son terme et le creux de la vague économique semble encore être pour l’avenir.

 L’émission d’Elise Lucet « Pièce à conviction » du mercredi 8/04/2009 permet de comprendre que demain sera pire qu’aujourd’hui. Cette émission sur la crise et ses effets particulièrement dévastateurs, prenait pour exemple l’industrie automobile (encore qu’en filigrane, ce soit toute l’industrie qui soit concernée) et montrer l’existence d’un patronat multinational  qui dicte sa loi à tous (y compris à nos chefs d’Etats). Quand, hier, Renault ou Peugeot faisait pression sur les sous-traitants pour qu’ils baissent régulièrement leurs coûts de production, les petites entreprises soumises et prises à la gorge n’avaient le choix que de délocaliser ou de licencier en augmentant leur productivité. Aujourd’hui, malgré l’accord signé avec le gouvernement et l’engagement moral  de ces mêmes multinationales à aider et soutenir l’activité de leurs sous-traitants, les mêmes exigences sont présentées par les constructeurs : si une PME-équipementier  veut survivre, elle ne peut que délocaliser ou mourir. Lorsque, demain, les constructeurs auront survécu à la crise, grâce aux six milliards de nos impôts que l’Etat leur a prêtés sans contrôle, ils trouveront, tout naturel de fermer et de délocaliser à leur tour. Sous le prétexte que plus personne en France ne pourra fournir les pièces dont ils ont besoin, nos constructeurs tels des rats quitteront le navire. Après la disparition des PME, on assistera alors, tout aussi impuissants aux délocalisations de nos fleurons automobiles-constructeurs et équipementiers- déjà installés en Tchéquie ou en Slovénie depuis 10 ans. La prochaine crise sera, peut-être, plus terrible encore, que celle qui frappe aujourd’hui et l’exemple automobile peut s’appliquer à la sidérurgie ou d’autres secteurs qui pratiquent cette même politique de low-cost agressif envers leurs sous-traitants.

Acelor- Mittal n’a t-il pas l’intention de laminer la sidérurgie lorraine, pour aller produire l’acier sous des latitudes plus fiscalement propices ? Vous en doutez encore !

Ce scénario catastrophe paraît, malheureusement,  pour nombre d’économistes le scénario probable : l’éventualité d’une crise longue, dure, qui d’abord lamine les petits puis désindustrialise notre pays.

A cause d’erreurs de jugement monumentales, notre gouvernement a préféré soutenir les géants industriels et les banques, plutôt que d’aider les PME, par l’offre de crédit. Ce système d’arrosage financier par le haut en espérant que « l’eau » coule jusqu’aux racines est dénué de tout fondement et s’avère donner des résultats catastrophiques.

Nicolas et ses conseillers se montrent très peu coercitifs avec les magnats de l’industrie et de la finance. Il leur a fallu un certain temps pour qu’ils réalisent que la crise était bien là. Ils leur a fallu du temps pour comprendre qu’un patron ne pouvait pas partir avec la caisse, une fois qu’il avait été remercié des dégâts causés. Ils n’ont toujours pas compris que leurs lois fiscales ainsi que celles sur le travail( heures supplémentaires, non-remplacement des fonctionnaires) favorisent le chômage.

 Et ils voudraient qu’on reste calme !! Comme le demande Mme Parisot, que l’on retrouve la voie de la négociation et du dialogue social ?!

Mais c’est une incitation à recréer le Front Populaire, ce genre d’ânerie !! A coup de pavés millésimés 68,on va dialoguer avec ces pauvres managers qui quittent l’entreprise qu’ils viennent de mettre en faillite, avec l’équivalent de 130 ans de SMIC dans la poche !

Comme quoi,  la provocation des mots de certains peut, sinon justifier, tout au moins rendre compréhensible la colère des autres.

Aux armes citoyens, formez vos bataillons marchons, marchons …. Ils s’appellent comment les Louis XVI d’aujourd’hui ?

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