Le PS qui, au niveau national, peine encore à convaincre, enchaine, depuis sa déroute aux élections européennes, les succès locaux. Le dernier en
date, et pas le moindre, Carcassonne, une ville de 45.000 âmes.
Cette ville moyenne n’est pas l’arbre qui cache la forêt, car, en plus de la ville fortifiée, le PS s’est adjoint Goussainville, dans le Val-d'Oise, Morangis et a échoué de peu à Aix en Provence et Perpignan.
Le bilan des Cantonales est encore plus satisfaisant. Quatre sièges ont été pris à la droite à Alençon, en Gironde, dans le Var, en Ille-Vilaine et plus rassurant encore, aucun n'a été perdu.
Ces victoires socialistes récentes ont été l’occasion de s’apercevoir de l’érosion de l’effet Vert. Europe écologie voit ses pourcentages de voix s’amenuiser à chaque scrutin par rapport aux européennes (-9% à Carcassonne) où la liste PS-PC grimpe, elle, de 16%. Une autre leçon semble pouvoir être tirée de ces diverses consultations : le comportement du MODEM local, qui, souvent se reporte sur la liste de gauche au second tour.
De là, à conforter l’idée que le PS devrait composer avec Bayrou, si la presse franchie le cap, l’analyse peut aussi montrée qu’alliés, PS et PC ,réussissent à montrer leur crédibilité pour diriger la ville ou le canton et que le MODEM, vent debout contre Sarkozy, ne voit d’autres issues que de fortifier les scores de gauche au second tour…si il y avait une tendance Villepiniste au niveau national le résultat serait, peut-être identique (vue l’inimitié de De Villepin pour Sarkozy), preuve que, si le MODEM vote momentanément à gauche, que l'homme d'Etat ne lui plait pas, 'il reste foncièrement ancré aux partis libéraux.
Reconnaissons aujourd’hui, qu’il faut avoir de solides notions de trigonométrie pour comprendre le positionnement politique de François Bayrou, dans la sphère politique nationale. Un homme qui penche à droite en lorgnant sur sa gauche et qui prend la tangente dès qu’on lui demande de se décentrer en continuant à manifester un intérêt sinusoïdal pour les thèses économiques libérales, ne semble guère prêter à la confiance.
Que par ailleurs, les électeurs votant pour le MODEM au premier tour se retrouvent franchement dans les thèses
défendues localement par la gauche, n’est pas pour déplaire à la gauche. Après tout, si Bayrou décide, en 2012, de voter à gauche sans conviction pour le programme mis sur pied par les partis de
gauche, on ne peut guère l’en empêcher et personnellement je l’encouragerais. Mais qu’on fasse pression par médias interposés pour que Martine copine
avec François, il y a un monde ,et, je l’appelle de mes vœux :
un monde d’avance. ![]()
Bayrou est-il favorable à un pôle financier public comme la thèse fût défendue à Lomme durant l’Université PS ? Voit-il un intérêt à la régulation de l’Etat et la naissance d’un pôle public
de l’énergie et de l’eau…. C’est à toutes ces questions qu’il doit répondre sans ambigüité et non vouloir créer, je ne sais quelle usine à gaz, de parlement d’opposition.
A gauche nous devons nous méfier d’un parti ,qui, anciennement UDF, est resté dans l’ombre du RPR, rebaptisé UMP, durant des décennies en développant et cultivant une différence stérile mais un
alignement électoral parfait. C’est à la gauche de faire le programme et singulièrement au PS…viendra s’y adjoindre qui le souhaite, à condition de ne pas dénaturer le projet initial
majoritairement accepté