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Un état sécuritaire et autocrate. « Edwige » avait été la première pierre de l’édifice qui s’échafaudait…voila que se construit l’état policier et autoritaire de 2009.

Du dépistage, des tendances délinquantes chez nos chères têtes blondes, dès l’âge de 3 ans annoncée par Frédéric Lefèvre, porte parole de l’UMP, à l’incarcération possible des enfants dès l’âge de douze ans, acceptée comme « étant de bon sens »par notre ministre de la justice et refusée par François Fillon ; des peines plancher à la responsabilité pénale des malades psychiatriques, nous sommes tous concernés par l’état autoritaire qui se met en place, doucement mais sûrement.

Les plus sceptiques penseront à un délire de persécution et qu’il est urgent de sangler notre jeunesse et de mettre un peu d’ordre dans notre société décadente…voire de rétablir la peine de mort  pour que nos délinquants prennent du plomb dans la tête. Il n’empêche que petit à petit la bête sécuritaire fait son nid.


La première étape sécuritaire est l’arbitraire ou le fait du prince. A ce titre les exemples ne manquent pas :

De Génestar virait pour publication attentatoire de Mme Sarkozy en compagnie d’un autre homme que Nicolas, au préfet de la Manche virait pour avoir laissé s’installer le désordre lorsque Nicolas était venu présenter ses vœux au corps enseignant, en passant par le limogeage du responsable de la sécurité en Corse qui avait laissé les séparatistes locaux abimer la pelouse de la villa Clavier, l’étape n°1 est déjà du passé.

La seconde étape consiste à réduire à néant les contre-pouvoirs, quitte à s’appuyer sur le peuple en se montrant populiste .

Un exemple !Le petit Nicolas veut aujourd’hui supprimer purement et simplement le juge d’instruction et renforcer le pouvoir du Parquet. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? 

Notons, que prochainement nous aurons la publication du rapport d’enquête sur le procès d’Outreau et que notre Président saura utiliser l’affaire comme argument pour justifier sa décision et faire appel à notre bon sens pour constater avec nous que Burgaud est l’exemple qui démontre la dangerosité de laisser, livré à lui-même, le juge d’instruction et qu’il est nécessaire d’encadrer le magistrat. Il ne s’agit de contester le fond de la réforme, il s’agit d’en contester la forme d’une décision prise par le chef de l’Etat sans concertation aucune, sans débat contradictoire.

Notre chef de l ‘état prend à son compte pour la France entière, ce que son prédécesseur, Jacques Chirac, avait dit à son propos :

je décide, il(s)  exécute(nt) :

- L’assemblée Nationale exécute ! Bridée dans ses possibilités de contestation et d’opposition, elle ne peut déjà plus faire grand-chose, réforme de l’état oblige, décidée par notre monarque républicain! 

Lorsque l’opposition, privée de ce fait de débat, dépose des amendements aux textes proposés, l’UMP crie à l’obstruction, il ne viendrait à aucun homme politique de crier à l’autoritarisme quand un homme seul décide de ce qui est bien ou mal pour le pays et veuille contre vents et marées appliquer la loi telle que, lui, l’a décidée.

- Le gouvernement lui-même exécute et n’a plus guère son mot à dire. Les ministres sont simplement chargés de « mettre en musique » les décisions du chef.

Par ses nombreuses réformes dont l’utilité n’apparaît pas évidente, Nicolas permet à chacun d’entre nous de se trouver un bouc émissaire aux problèmes qu’il rencontre, voilà son côté populiste !. Car notre monarque n’a pas son égal pour opposer les citoyens entre eux. En jouant sur l’émotion plutôt que la réflexion Chaque réforme est également l’occasion d’une reprise en main, aussi incohérente soit-elle.

Le SMA (service minimum d’accueil)  musèlent les profs dans leurs droits de grève et oblige chaque commune à suivre le principe de ce service minimum. La réalité (déjà évoqué dans « désobéissance civile) est que le SMA est inapplicable et que cela n’empêche, bien heureusement, nullement les enseignants de protester et confronte les communes petites, moyennes ou grandes à des problèmes cornéliens. Les parents d’élèves commencent à regimber.

La réforme de l’école s’avère aller à l’encontre des rythmes scolaires

La réforme du bac…. est reportée devant la grogne des lycéens (le vent du CPE a soufflé)

La réforme de l’université fait descendre les chercheurs dans la rue

Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, exacerbe les tensions et mal-être dans les fonctions publiques.

 

Actif, pragmatique, Nicolas joue sur le fait que les Français ne descendront pas dans la rue et préfèrent une droite Bonapartiste plutôt que l’aventure de la révolte.

Depuis le 29 janvier le pari semble être de plus en plus risqué ! Mais notre monarque n’a que faire de ces remarques. « Je garde le cap des réformes » déclare systématiquement notre Nicolas 1er   . Car en plus d’être agité, le petit Nicolas est également méprisant, suffisant et sarcastique. Ne déclarait-il pas que « désormais, quand une grève éclate en France personne ne s’en aperçoit ». Il serait dommage qu’après le 29 janvier, les Français soit obligés d’insister lourdement pour qu’IL ouvre les yeux.

 

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