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De  remaniements ministériels en ouvertures, qui, d’entre les hommes politiques d’aujourd’hui, est Sarko-compatible.

Cette question se pose et s’impose tant ont été grandes les surprises concernant les unes (les ouvertures) et les autres (les remaniements).

Qui eut cru que Besson, l’auteur d’un livre brûlot sur notre petit Nicolas et soutenant son adversaire politique,  avant le premier tour des élections de 2007, pouvait un jour siéger au gouvernement et 18 mois plus tard adhérer à l’UMP, pour y occuper un poste de choix.

 

Qui eut cru que Rachida Dati, l’égérie sarkozyste et la sarko-girl de choc, de notre bien aimé président, pouvait un jour être humiliée et écartée sans ménagement du gouvernement, alors qu’elle avait tout fait, pour garder son poste et courber l’échine devant la vindicte sarkozyenne.

Ces deux exemples nous amènent à nous interroger sur la nature des convictions des uns et sur la méthode de gouvernement autocratique de notre bien aimé président.

  Plus prosaïquement :

-          Comment le petit Nicolas commande la machine de guerre UMP pour toujours surprendre et déstabiliser son seul adversaire qu’est le PS ?

-            Par ailleurs qu’est-ce qui fait cette admiration de certains pour son activisme voire son « agitationisme »

Pour paraphraser Ségolène : qui connaissait  Monsieur Besson ? A l’époque où il servait Royal il n’était connu de personne. Depuis qu’il est passé chez Sarko…il est reconnu comme traître mais son travail…reste tout aussi complètement inconnu (si ce n’est sa tâche de notation des ministres, pour les initiés). Même si, désormais « ministre des charters », il souhaite que ses résultats rivalisent avec ceux obtenus par la caution d’extrême droite de ce gouvernement : Brice Hortefeu, il reste un homme de l’ombre. Seule le personnage qui lui fait de l’ombre à changer.

Quel intérêt y a t-il à ce que Sarko  garde Besson?

  Comme scalp !! Pris à la gauche. Uniquement pour cette raison.

De la même manière, sont conservés dans leurs bocaux, la banlieusarde Fadéla et le fils spirituel de l’abbé Pierre, Martin.

Pour Kouchner, c’est différent…médiatiquement, il est le chouchou des sondages chez les Français. Il pourra faire autant de bourdes qu’il veut, Sarko le défendra ! Mais qu’il vienne à perdre des points et … la porte lui sautera à la figure.

Nicolas s’est fait la main présidentielle à l’Intérieur et en a gardé des amitiés solides chez les flics et les autoritaires en tout genre. Guénot, Guéant et toute la clique Sarkophile gère en sous-main les affaires, et bon nombre de ministres au gouvernement  sont sous contrôle d’un sbire élyséen.. Guénot veille, Guéant surveille, Mignon conseille, Levitte, Squarcini Bazire, Minc…Les conseillers du prince tirent les ficelles et ce gouvernement Fillon, n’est finalement que le théâtre de marionnette de Sarkoland. Il  n’existe que pour permettre à la presse, majoritairement acquise à la cause, de s’enflammer pour telle ou tel et également pour impressionner le peuple qui, reconnaissons le,  s’y est laisser prendre… au début du mandat  en tout cas.

Sarko se joue autant du peuple que de ses ministres. C’est un autoritaire pragmatique prêt à tout pour avoir raison, quitte à museler ceux qui pensent qu’il a tort. Ses ministres ont été choisis à partir d’un casting digne de la Star’Academy : la black Rama, Rachida la Beur, la bourgeoise un peu coincée à l’économie et la fofolle à la santé. Ajoutez à cette recette, un soupçon de banlieusarde avec Fadéla et deux prises à gauche avec Besson et Hirsch et la presse sarkozïdolâtre de mai 2007 tombait en pâmoison.

Mais Sarko, en enfant gâté peut se lasser ou piquer une petite colère !

. Yade en a fait l’expérience. Il a suffit qu’elle n’est plus les faveurs du prince ou qu’elle lui tienne tête et l’opprobre s’est abattue sur elle, relayée par les fidèles de Cour qui briguent la place (Jégo) ou souhaitent sont départ (Kouchner).

Et Rachida dans tout ça ? La très rêche « Dati Danielle » a vécu l’expérience de Rama mais n’a pas eu la chance d’être noire. Pour elle, le verdict est tombé, virée !  Comme aide de camp de Barnier pour la région Ile de France en vue des européennes !

Rama, quant à elle, semble en sursis, autant de temps que l’effet Obama se fera sentir.

 

Dans cette Cour digne du XVIIéme, les favori(e)s se bousculent  pour approcher le roi. Si le gouvernement n’est que la vitrine du magasin, nombreux sont ceux qui voudraient être derrière la vitre. Il y eu Allegre, le veut-il encore ? Lang fut tenté et se ravisa. Aujourd’hui, des noms circulent comme Malek Boutih  et d’autres peut-être encore.

Qu’est-ce donc la motivation de ces hommes politiques là ?

Un homme politique se partage entre conviction et ambitions. Il apparaît clair, que pour certains, les secondes l’emportent très nettement sur la première (n'est-cepas Monsieur Kouchner) et l’idée de devenir ministre ou secrétaire d’état, fut-ce d’un chef d’état bonapartiste et autoritaire, l’emporte sur des convictions, par ailleurs longtemps défendues. Pour quelques-uns de nos hommes politiques l’action l’emporte sur la réflexion et l’idée de laisser son empreinte par une loi ou une réforme, fait oublier les convictions passées. Ajoutez à cela une idéologie libérale qui continue à tarauder les plus faiblards de nos hommes politiques de gauche et vous avez pour résultat, le piteux spectacle de cette collaboration au Bonapartisme que nous amène le petit Nicolas.

Disons le tout net, le petit Nicolas rêve de n’avoir qu’un seul adversaire : olivier Besançenot.

  (Le flic d’un côté, l’agitateur, finalement inoffensif, de l’autre) pour contraindre le peuple à choisir entre l’ordre et le chaos

 

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Heureusement, il y a le peuple, les classes populaires, les prolétaires, les sans grade, les exclus qui par leur mobilisation du 29 janvier rappellent au petit Napoléon IV que Solférino est socialiste et que, gare ! Après Austerlitz, Waterloo pourrait être le prochain arrêt.

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