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Quand le PS, en proie aux bisbilles, pour savoir si Martine ou Ségolène devaient être à Solferino, décide de  traiter le problème en interne, la Droite, elle, s’en remet aux tribunaux en cas de conflit.

On peut railler les oppositions entre Ségolène et Martine mais il est tout de même difficile de ne pas considérer cette bagarre socialiste, comme du pipi de chat, comparée à la guerre de succession à Droite, que représente cette affaire.L’opinion publique abreuvait d’articles de presse croit aujourd’hui « dur comme fer » que le PS est décrédibilisé et les actions entreprises récemment ne l’en dissuade pas, si peu relayées qu’elles soient par la presse. De la même manière la droite est unie et solide comme un roc et il ne viendrait à l'idée de personne de voir la tectonique s'opérer entre la plaque Sarkozy, la plaque De Villepin et la plaquette Dupont Aignant

Il y a peu, le PS était mort et enterré, c’est aujourd’hui à l’UMP de se déchirer, et il ne viendrait à l’idée d’aucun de penser là l’enterrement de qui que ce soit, si ce n'est la mise en bière de De Villepin.

 

L’affaire, bien mal nommée de Clearstream, traductible par l’expression : « ruisseau clair », est en fait un imbroglio de  politico-magouillage, liant la banque de compensation Luxembourgeoise, les services secrets Français et les membres de l’ancien gouvernement De Villepin, où notre actuel président était ministre de l’intérieur

Sur fond d’affaire financière et de paradis fiscal, une autre affaire d’égo politique entre De Villepin et Sarkozy.

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Imaginez  les titres de la presse! Si Ségolène avait attaqué en justice. Tous les journaux s’en seraient donné à cœur joie pour annoncer le suicide socialiste, au moment des élections régionales. Mais, quand la Droite fait la même chose, il ne viendrait à aucun journaliste d’en tirer les mêmes conclusions. Pourquoi donc ?

Le PS est le seul parti d’importance en France à élire son « chef » avec une procédure démocratique (en théorie tout au moins) alors qu’ailleurs la désignation avec l’avis plus ou moins consultatif des militants, prend une tournure un peu moins limpide.

Le PC  procède, selon le principe du centralisme démocratique, le MODEM a un chef historique, quant à l’UMP, elle n’a qu’un seul candidat nommé par le seul électeur : Nicolas Sarkozy. Dans ces conditions, il n’est guère surprenant que les déchirements actuels entre un ex-premier ministre et le président de la république actuel soient si peu commentés. Le président étant également le président du CSM (conseil supérieur de la magistrature), il est jugé par un de ses employés: un peu comme si, le juge des prud’hommes, était le salarié du patron qu’il doit condamner.

L'avocat, qu'est Nicolas, peut bien faire un lapsus entre coupable et prévenu, les conséquences sur l’affaire, quoiqu’en disent les commentateurs, soi disant éclairés, sera sans effet. Nicolas fait ce qu’il veut avec la justice comme il a fait, et fait encore, ce qui lui chante avec la presse.

Il ne me viendrait pas à l’idée de défendre De Villepin, dans cette affaire, mais on peut au moins reconnaître qu’il s’agit d’un procès politique engagé par le président de la république en place, par vengeance vis-à-vis d’un homme, soupçonné d’avoir comploté pour qu’il ne soit pas président. L’affaire étant, malheureusement, entendue : Nicolas est bien président, on aurait pu le croire plus magnanime et  grand seigneur…. Mais les despotes, sans opposition aucune, peuvent-ils  rester vertueux très longtemps.

 

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