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L’une s’agite, l’autre agit.

 « Il faut ouvrir grand, les portes et les fenêtres » qu’ils disaient ! Personne ne précisa, si certains devaient être défenestrés, à défaut de vouloir prendre la porte. L’ouverture, version socialiste se fait dans les deux sens, mais pas au même rythme : la fenêtre de droite semble être une baie vitrée et celle de gauche une simple lucarne. Car ils sont peu à défendre médiatiquement, l’ouverture à gauche….Et de ce fait, le PS passe pour être le cul entre deux sièges….Ce qui est logique, puisque ce sont les mêmes au PS qui s’attèlent à l’émergence d’un programme qui pourrait être le socle d’une coopération à gauche.

Quand certains (Valls, Peillon) s’agitent et réunissent des conclaves aussi œcuméniques que de circonstances, d’autres en appellent aux militants, pour prendre en compte leur avis.

Quand certains (Royal) crient à la triche, pour déstabiliser le PS, qui n’en a guère besoin, d’autres lancent une opération « mains propres » en retirant, concrètement, les 48000 militants inactifs qu’avait créés Hollande.

Quand certains ouvrent la porte pour y faire rentrer Frêche  et qu’ils osent appeler cela la fête de la fraternité, d’autres démarrent un tour de France du projet, sous forme de débats participatifs.

Souvenons-nous : Lorsqu’en 2006, Royal bousculait le PS, en remettant en cause la portée des 35 heures sur certaines catégories de travailleurs ou en abordant la répression de la délinquance, on pouvait se laissait charmer (je fis partie de ceux-là).

 Lorsqu’elle inventa les débats participatifs, on pouvait admirer.

Souvenons-nous, en 2007 : En reconnaissant qu’elle n’avait pas cru à ce qu’elle soutenait au moment les élections, Royal créa un malaise et beaucoup se sentirent bernés. Lorsqu’elle affirma vouloir travailler avec Bayrou, certains se sentirent trahis. Lorsqu’elle organise, aujourd’hui, sa fête annuelle avec l’appui du « sous homme » on ne peut que s’indigner.

Elle en vient à s’acoquiner avec Georges Frêche, exclu depuis 2007 et qui vient de défendre Hortefeux sur ses propos sur les Auvergnats arabes :on doit dire Stop ! Dehors !

Mme Royal n’a  qu’une stratégie : utiliser le PS pour mieux s’en affranchir et mieux le détruire de l’intérieur. Si en 2006, cela pouvait être perçu comme de la novation, c’est clairement aujourd’hui de la sédition. Le fait d’aller jusqu’à mobiliser de vieux caciques régionaux dont l’orgueil fait perdre toute mesure, c’est clairement de la trahison. Mme Royal doit sortir ou être sortie, elle aussi, du parti socialiste, si elle ne trouve comme appui, que Valls et ses « blancos » et ses « whites » et Frêche et ses « sous hommes de Harkis ».

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