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Si, hier, on pouvait trouver une presse unanime sur la mort du PS, 1740 articles répertoriés pour une requête « mort du PS » sur google, il y a quelques semaines, on peut aujourd’hui trouver un nombre similaire d’articles sur son renouveau. Même le « Figaro » reconnaît le PS, entier, et donc bien vivant, avec, pour une fois, la championne  Martine et non Ségolène.

Gardons cependant la tête froide, La Rochelle s’est bien passé mais de là à y voir un signe de renaissance, c’est aussi idiot que de décréter l’enterrement d’un parti qui tient 20 régions et une majorité de départements. A l’image de l’hirondelle, un week-end charentais ne fera pas le printemps à gauche.

Signe, tout de même d’un changement : l’onde choc, si petite soit-elle, semble toucher tous les partis de la gauche.

  Nombreux sont ceux qui attestent la barre à gauche mise par Martine, et, plus motivant encore, l’allégeance des quadras MODEMistes à cette mise au pas Aubryiste.

Côté nouvelle, le référendum proposé au 1er octobre, aux militants est un coup de maître : faire voter les militants sur des sujets dont on sait qu’ils sont ultra-majoritairement « pour » est finement joué. Oui, bien sûr, au non cumul des mandats (et, notons le, pas au mandat unique, d’ailleurs). Dans un parti où 90% des députés cumulent d’autres fonctions, le plébiscite peut bouleverser l’image de « parti d’élus » du PS, à moindre frais

Oui plus timide aux primaires à gauche :

- oui, pour décanter les sociaux-démocrates et les socialistes et recomposer un vrai PS rompant clairement avec les thèses libérales

- oui sans plus, car la France n’est pas les Etats-Unis et que le premier tour d’une élection présidentielle peut servir de phase éliminatoire et de regroupement des chapelles.

- oui timide, car le plus important est le contenu du programme et pas le héros qui affrontera Sarkozy en 2012.

Côté programme, c’est sûrement sur ce point qu’on sent un avenir  plus réjouissant : les mesures prônées par Martine, marque clairement le virage de la première secrétaire à gauche. On aurait pu attendre d’autres mesures  comme le pôle public de financement ou l’évocation d’une réduction  du temps de travail et ré-accrocher les 35H00, mais bon soyons bon prince, il fallait bien commencer par quelque chose ! Et surtout, la bonne nouvelle est que, de fait, les primaires ne sont plus le seul sujet de discussion au PS et dans les autres partis de gauche et que chacun va devoir se positionner par rapport à ces propositions.

Pas d’enthousiasme débordant donc, mais une satisfaction.

Il n’était pas nécessaire de faire un papier la dessus, me direz-vous ! Mais depuis le temps qu’on pouvait nourrir de légitimes griefs sur l’atonie du parti et sa peopolisation, on ne va pas bouder son plaisir de voir la vie de 2012, un peu plus en rose et un peu plus à gauche. Merde !

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