Le fait semble entendu, le parti socialiste organisera des primaires. Martine n’a encore rien annoncé mais la chose semble entendue. L’idée semble intéressante, mais pose plus de question qu’elle n’apporte de réponses.
Les primaires internes on déjà eu lieu au moment des dernières présidentielles, où nous vîmes s’affronter, par débats télévisés interposés, Ségolène, Laurent et Dominique. On se souvient que le vote final des militants avait été sans appel pour Royal.
Aujourd’hui, le PS souhaite organiser, à priori contre l’avis des autres formations de gauche, des primaires à gauche entre toutes les formations : écolos, PG, PC et peut-être même organisations non politique.
Premier couac, résumé plus haut : personne ne semble d’accord, car chacun semble vouloir casser l’hégémonie socialiste ou plutôt, fortement y résister. Malgré les déclarations, les choses se font, vaille que vaille. Ainsi, Daniel Cohn Bendit, qui avait vertement rabroué Martine Aubry lorsqu’elle lanca l’idée, se rapproche de Peillon et Hue, pour porter des valeurs vertes, roses et …orange. Car une mouvance existe au sein des verts comme du PS qui souhaite une alliance au centre. Certains sont d’obédience Royaliste (Peillon, Valls), d’autres plus porter vers DSK, (Moscovici, Montebourg) mais la ligne politique reste similaire : une tendance social-démocrate digne de Prodi, Shröder ou Brown, avec les résultats calamiteux que l’on sait
En dehors de cette mouvance centre-gauche, rien, ou presque, n’a vu le jour, plus à gauche.
Les communistes, si prompts à s’allier contre le PS aux Européennes, semblent marquer le pas aux régionales, souhaitant sûrement assurer leur reconduction dans les différentes régions conquises avec le PS en 2004 et de ce fait le PC, déjà moribond, semble aujourd’hui ne plus être en mesure de choisir ses alliances. Reste le PG les écolos non centristes (Duflot, Mamère, Bové)…et le NPA( ?!) qui pourraient trouver un terrain d’entente avec l’aile gauche du PS, pour présenter un challenger, au chouchou des Français, à savoir le patron du FMI ou au chouchou des socialistes( de moins en moins tout de même) Ségo.
Reste à connaître le nom du héraut de gauche – Fabius, Mélenchon, Hamon, Duflot.
Ségo- DSK- Fabius….Cela ne vous rappelle rien !
N’a-t-on oublié personne….Delanoé, Hollande (on ne rit pas), Moscovici, Aubry.
Qu’auraient à gagner les autres partis si, de fait, le candidat était forcément socialiste !
Alors changeons !!
Dany, Monteboug, Mélenchon ou Peillon, ……En réalité, les candidats de l’aile droite sont pléthoriques et très people alors qu’à gauche les noms de Fabius, Emmanuelli, Mélenchon ou même Hamon reste peu porteur. Du point de vue projet économique et social, c’est diamétralement l’inverse : le projet antilibérale intéresse (voir le sondage de ViaVoice) mais personne ne semble avoir les épaules assez solides pour le porter devant les Français exceptée Martine, peut-être. Car les Français(Cf viavoice) plébiscitent une alliance rose-verte-rouge, ils sont 64% à souhaiter une alliance rose-verte et 52% une entente de la gauche antilibérale et du PS, seul 42% des Français souhaitent un rapprochement avec le centre. De la même manière Martine semble reprendre des points par rapport à Delanoé ou DSK et même Benoît gagne des places dans le cœur des socialistes.
Seulement voilà, le changement fait peur, en période de crise et, face à l’inconnu d’une société qui romprait avec les thèses libérales et productivistes, peu de nos compatriotes semblent enclins à ce pas radical vers un développement durable alliant social, économie et écologie.
Je fais partie de ceux qui croient que l’avènement de cette société est possible à court terme(si ce n’est urgentissime)et pour cela je pense qu’il est aujourd’hui urgent de se concentrer sur le projet avec nos partenaires de gauche plutôt que d ‘organier des 2009 des primaires à l’Américaine qui n’aurait comme effet, comme aux USA, de ne voir s’affronter que les conservateurs face aux libéraux. Seul un projet réfléchi, construit par la gauche antilibérale et les écolos alliés au PS, peut permettre à cette mouvance de trouver écho auprès des Français.
Des primaires de « Narcisses » ne permettraient que de choisir le plus communicant et le plus people, pas à s’interroger sur la crise qui prolétarise nos Etats-nations au profit de quelques groupes économico-financiers multinationaux. Des primaires, oui, mais sur un projet de société et non sur le delta qui sépare la politique de Moscovici de celle de Valls (si tant est qu’il en une) ou de Bayrou. La seule chance qu’à la gauche de revenir au pouvoir en 2012, est de construire et proposer une alternative sociale, économique et écologique à une économie productiviste, libérale et inégalitaire, par essence. C’est une fois ce projet ficelé alliant le passage aux 30heures sur 4 jours, le pôle financier public, le protectionnisme européen et le financement prioritaire de la recherche et du développement, que l’on pourra convaincre que demain il est incontournable d’évoluer vers une société durable.
Ne nous contentons pas de changer à la marge les effets de la crise et d’accélérer le rétablissement du système, optons maintenant pour changer la vie (cela devrait rappeler des souvenirs à
certains)