Publicité

 

Après les Européennes, on sait qui a perdu, mais on cherche encore qui a gagné. Certes l’UMP arrive en tête, mais, sans vouloir remettre en cause cette victoire, chacun peut comprendre que quand 60% des électeurs s’abstiennent, il est difficile de faire des plans sur la comète concernant les résultats des élections suivantes. Rappelons-nous qu’à la dernière présidentielle, les écologistes représentés par D.Voynet et/ou José Bové avaient réalisé un score calamiteux ( -de 3% à eux deux) qu’ils avaient réitérés aux législatives de 2007 (3.5%).

 

Le faible score du PS aux dernières élections européennes ne doit réjouir personne. Au premier rang des politiques qui devraient s’en inquiéter, se trouve les écologistes. Euphoriques avec leur score inespéré de 16,3% au scrutin européen, les verts d’ »Europe-écologie » devraient se méfier d’un possible retour de bâton aux régionales de 2010. Associés aux socialistes, ils avaient participé à la victoire de 2004 en occupant certains sièges en régions, mais aujourd’hui, vouloir partir seuls, risque de coûter, à toute la gauche, un certain nombre des régions acquises en 2004.
à l'époque, le PS emmené avec lui les verts, le MRC de JP Chevènement ainsi que le PRG et le PCF, et totalisait 39.11% au premier tour. En supposant que demain aux régionales de 2010, chaque formation de gauche parte séparément, il y a fort à parier que le pourcentage du premier tour baisse sensiblement. Ecolo, PC, PG, PS, sans compter d’éventuelles listes dissidentes risquent de plomber le score de la gauche en 2004.

L’autre inquiétude se profilerait plutôt à droite. Si le PS est aujourd’hui moins pressé par le MODEM, en pleine déconfiture, il pourrait voir  une tentative interne d’occuper le terrain et de former un parti social démocrate qui n’est plus de lien avec les autres formations de gauche. Les récentes déclarations de Manuel Valls et d’autres proches de Ségolène Royal ou DSK laisseraient comprendre que le PS pourrait se scinder en deux. Cette scission est d’autant plus prévisible que les partenaires de gauche (PG, PCF) sont, semble-t-il, assez réticents à l’ouverture proposée par M. Aubry. Entre les risques d’éclatement interne et l’isolement du PS à gauche, les chances européennes de la gauche semblent être bien minces.
 Viendra t-on au soir des régionales de 2010, se lamenter des scores minables enregistrés par un PS s’étant présenté seul à la bataille et les réjouissants 4 ou 5% obtenu, en vain, par les autres formations de gauche.

Que le PS ne soit plus hégémonique à gauche, admettons le. Que tous les groupuscules tentent leur chance de grappiller 2 ou 3% et participent au lynchage orchestré du PS au premier tour, pour ensuite faire alliance  avec le PS (ce qui pourrait être mal ressenti par l’électeur moyen) ne laisse rien présager de bon.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :