Le syndrome du radis.
En ces temps troublés, les socialistes ne sont guère audibles. Depuis que François Hollande a refusé l’union nationale proposée, des trémolos dans la voix, par notre Premier ministre face à la crise, aucune pointure socialiste n’a osé mettre les pieds dans le plat et condamner la politique ultra ou néo libérale (disons réactionnaire) mise en place depuis 2002.
Nos prétendants au trône de la rue de Solférino semblent plus préoccupés par leur stratégie personnelle d’accession à la tête du parti que par les propositions alternatives, à mettre en place. Ce qui se traduit dans les faits, par un silence coupable ou pire, un silence complice (ou l’inverse) !
Notre parti n’avait déjà plus de tête (ou plutôt plusieurs), voilà qu’il n’a plus de voix.
Pire, certains dans nos rangs demandent, ni plus ni moins, un report du congrès de Reims, pour disent-ils coller à la réalité !
Que l’on puisse débattre entre signataires de chacune des motions en présence, me paraît tout à fait intéressant et éclairant, mais de là à ce que chacun revoie sa copie à la lumière des événements de septembre, il y a un monde (un monde de retard) !
Qu’ont-ils ces caciques du parti, à vouloir réviser leurs motions dès que la situation économique évolue. Qu’est-ce que c’est que ce socialisme de girouette ? Qu’ont-ils à vouloir coller à la réalité d’octobre, alors que la plupart des motions étaient closes en septembre !
Auraient-ils des remords d’avoir tant tendu vers la sociale-démocratie à l’époque où tous pensaient que les Français voteraient plus pour Bayrou que pour Royal, pour à nouveau repasser une couche de rose sur leurs motions, avant de nous les présenter.
Quand, François Hollande déclare que "La situation actuelle conforte l'idéal de régulation social-démocrate et impose de nous interroger sur ce que nous ferions à la place du gouvernement". Quand, Delanoé nous redéfinit le mot libéral et Royal tend à vouloir pousser à droite l’ensemble du PS pour s’associer avec Bayrou. Quand, pour finir, les socialistes décident de s’abstenir, face aux 360milliards à dépenser, pour maintenir sans contrepartie de contrôle, une économie financière crapuleuse ! Est-ce donc cela qu’être socialiste !
Sans vouloir, comme Arlette ou Olivier emprisonner les patrons ou les mettre sous coupe réglée, il serait temps, chez nous de chasser « le syndrome du radis » : « rouge à l’extérieur, blanc à l’intérieur et souvent creux ».
Ce coup de gueule n’engage que son auteur et ne saurait être le reflet de la section dans son ensemble