Les résultats sont sans appel. Les électeurs Sinois ont désavoué le maire sortant. Avec 23% des suffrages exprimés, les Sinois ont voulu montrer leur rejet d’une politique de six années qui a tourné le dos aux valeurs de gauche. Désespérés, durement touchés par ce cataclysme économique qui dure depuis 5 ans, déboussolés par une politique économique nationale copiée-collée de celle menée sous Sarkozy, déçus d'une politique locale calamiteuse, ils en ont été amené à brandir l'épouvantail frontiste. L’honneur de M. Entem devrait être de se retirer et d’accepter cette exclusion. Arrivé troisième, dimanche, après son premier mandat (ce n'était donc pas le mandat de trop?), l'introspection aurait du lui commandé de reconnaitre son échec. Au lieu de cela, le voilà parti en croisade, depuis dimanche, d’une manière dangereuse pour tous, pour que, LUI, arrive en tête au second tour de ces élections. Sauf à penser que 23+12 fassent 50, il y a fort à parier l'alliance n'aurait pas changer l'issue: Sin se réveillera à droite le lundi 1er avril. Si on peut entendre que le maintien de la liste de Vincent Campisano au second tour des municipales ne risque pas d’améliorer les choses, cette persévérance a au moins le mérite d’être clair : l’alliance aurait été contre-nature et nous souhaitons affirmer que nous sommes, nous, bien ancré à gauche et non sur une ligne qui fut des plus floue durant ces 6 ans.
Comment pouvait-on apporter notre soutien à un maire sortant qui dénigra et même combattit les adjoints qui n’allaient pas dans son sens, ni dans celui de sa « deuxième adjointe ». J’ai eu l’occasion de m’exprimer sur ce point dans des textes précédents et je ne réitérerais pas les critiques déjà formulées.
A aucun moment, dans les discussions qui eurent lieu, au soir du premier tour entre les trois composantes de notre liste, la possibilité d’une fusion n’a été envisagée. . Outre la tendance nationale, Christian Entem paye là, ses copinages à droite pour maintenir ses diverses fonctions de vice-président à la CAD au SMTD. Il paye aussi, sans aucun doute, son histoire immobilière foireuse et les nombreuses déceptions de la population et les promesses non tenues. Il oublia les besoins de la ville et de certains quartiers, au profit d’un Raquet high-tech…et fort couteux. Dans ce cas donc:
Pourquoi, retourner au bercail socialiste duquel nous sommes sortis, et apporter notre caution à une liste désavouée par l’électorat
Quelle crédibilité aurait-on eu à soutenir un maire sortant, qui risque l’inéligibilité dès le mois de juin et à soutenir une certaine politique à deux têtes qu’avait sanctionné durement l’électorat, une semaine plus tôt.
Des maires socialistes ont été maintenus à leur poste par leur électorat, à Hornaing, Erre, Auberchicourt ou encore dans la ville voisine de Dechy. Personne au PS local ne semble vouloir entendre qu’à Sin, l’ère Entem-Bridoux est terminée.
Beaucoup de personnes, au soir des élections du 23/03, nous ont soutenus dans notre choix du maintien. Ils voient en nous les garants d’une vigilance de gauche au conseil municipal à venir, pour ces prochaines années qui risquent d’être difficile pour les plus fragiles, avec la présence de conseillers F.N à la mairie. Nous sommes confiants et convaincus que l’électorat de gauche saura, le 31, choisir entre l’opposition d’une gauche affairiste et décrédibilisée et les tenants d’une gauche alternative, morale qui a détaillé la manière dont il entendait mettre en place la gouvernance de la ville. Nos 12.5% peuvent évoluer, si nous choisissons, demain, la bonne gauche !
Cependant, si nous partons sans illusion dans la bataille du second tour, les acquis de cette campagne seront la base d’une reconstruction d’une gauche de la gauche, innovante et alternative. J’ai personnellement découvert dans notre groupe DVG, comme dans les deux autres composantes de la liste, des gens impliqués, motivés, innovants, sans aucun des travers connus des chercheurs de place que l’on connait par ailleurs.
Quoiqu’il arrive ce 31 mars, nous garderons cette force en cherchant à approfondir jusqu’en 2020, nos arguments et notre vision pour l’avenir de la commune. Nous resterons attachés à cette démocratie participative, à ce développement durable local, à ce développement économique solidaire et surtout…surtout, à cette manière saine d’être à gauche. Je ne sais pas encore de quelle manière le combat se poursuivra, mais nous sommes en ordre de marche et nous combattrons !