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A la vache….une guerre, rien que ça !
Moi qui écrivais, il y a peu que la campagne restait plutôt atone, insipide, sans odeur ni saveur, j’avoue avoir été surpris d’être si vite entendu par le 3ème personnage de l’Etat.
Il semble qu’on en soit revenu aux années 60, au moment où on représentait le PCF comme un dément avec le couteau entre les dents.
Notre classe dominante, celle qui suce le sang de nos PME et des salariés en leur soutirant régulièrement jusqu’à 15% de rémunération d’actions, serait peut-être bien inspirée d’ouvrir les yeux pour s’apercevoir que Neuilly n’est pas la France et que le Fouquet’s n’est pas un troquet populaire où les employés de bureau viennent déjeuner, sur le pouce, le midi.
Un tel aveuglement n’en est pas pour autant significatif d’une France coupée en deux où l’immense majorité est soupçonnée de fainéantise en comparaison du décile le plus riche, qui garde chevillé au corps, l’esprit d’entreprise et le goût de la compétition internationale.
Le cynisme de ses dominants qui pour la plupart n’ont jamais travaillé mais tirent leurs subsides de l’activité des autres, est révoltant. La maxime de notre nabot national a sûrement du être mal orthographiée « Faire travailler plus pour gagner plus » devait être le leitmotiv original, tant on voit qu’à côté de 5 millions de chômeurs, ceux qui continuent à travailler sont pressés, pressurisés, pour faire toujours plus et mieux avec un salaire dont la tendance est plutôt à se rapprocher du seuil de pauvreté.
Salariés pauvres, cette expression renvoie non à une crise économique mais à une méthode d’exploitation. Cela ne renvoie pas à un déséquilibre temporaire dû à un quelconque bouleversement économique, mais bien à une volonté délibérée d’une classe dominante décomplexée dans l’exploitation des classes populaire et moyenne. Le riche est devenu roi !
Je ne saurais trop conseiller la vision du film « la fin de la pauvreté ? » qui nous donne le point de départ et le déroulé historique de ce qu’a été, et est toujours, cette féodalité d’une classe possédante sur notre planète.
La guerre, pour en revenir aux propos de notre Nanard de l’Assemblée Nationale, est une réalité…depuis la découverte de l’Amérique et le début de l’exploitation capitaliste. Elle a commencé par la première de ses phases : celle de l’accumulation des richesses. La déclaration de guerre s’est faite à cette date, et depuis bien des batailles ont été gagnées depuis, par ce cancer économique capitaliste, qui toucha tous les continents. Ce fut, dans un premier temps, par l’accaparement des ressources naturelles et minières puis par l’exploitation pure et très dure des populations. De la guerre de l’or au XVIème siècle entre l’Espagne et le Portugal, ont succédé bien des « conflits » jusqu’à une date récente celle de la guerre de l’eau et des émeutes de la faim en Bolivie ou dans les pays noirs Africains.
Alors oui, M.Accoyer, nous sommes en guerre ! Avec cette phase particulière de crise financière qui n’en montre que mieux les rouages de notre propre exploitation. Cette crise pourrait nous faire espérer de prendre l’avantage sur la dictature financière qui succède à celle de l’économie productiviste des deux siècles passés. Cette guerre, monsieur le président de l’Assemblée Nationale, sera peut-être victorieuse, ou nous plongera encore quelques années sous la férule d’une poignée de plus en plus mince de personnages de plus en plus riches. Mais n’oubliez pas que, comme le disait Marx, (l’économiste-historien et non l’excuse à une féodalité soviétique) le capitalisme coure à sa perte dans cette accumulation toujours plus grande dans des mains toujours moins nombreuses.
Pour en terminer, je ne saurais trop conseiller la lecture édifiante du livre de Pinçon-Charlot, « Le président des riches » qui détaille la stratégie de domination actuelle d’une frange de notre société accaparant tous les pouvoirs et les utilisant tous, en réseau, pour augmenter son emprise sur la piétaille que nous représentons, nous les instituteurs ou les cadres moyens sans parler des ouvriers et employés, considérés comme la variable d’ajustement de cette économie financière. –Bonne guerre à tous-
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