Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 13:17

Les primaires socialistes seront une première, quoiqu’il arrive.

Une nouveauté quant à l’organisation, une première quant à  ce type de consultation des électeurs.

 Question organisation, l’avenir nous dira  si le PS (dans sa composante de base, c'est-à-dire le militant), aura été en mesure d’atteindre la perfection en matière de consultation électorale. Les militants seront-ils  en mesure d’organiser « les primaires » sur chacun des territoires, de la grande ville métropolitaine à la commune rurale ? L’organisation a, certes, été pensée, révisée et simulée, reste que le 9 octobre, les 11.000 bureaux de vote devront être opérationnels avec à l’intérieur de chacun d’eux, au bas mot 2 adhérents,  suppléés par quelques assesseurs venus du terrain des sympathisants. Au regard, du nombre supposé d’adhérents au PS on peut  se poser la question du nombre d’ « encadrant » suffisants. Plus encore aujourd’hui qu’hier, si 3 millions de votants venaient dans les bureaux de vote.

 Le monde des militants semble aujourd’hui mobilisé. Si hier, certains doutaient, tous aujourd’hui, s’impliquent et s’activent avec l’objectif de démontrer qu’ils sont capables de prendre en mains une consultation nationale. Par ailleurs, il est prévu que le matériel arrive à temps et que les mairies, de droite, jouent le jeu. Cependant, une inquiétude persiste : qu’en sera-t-il au 9 octobre au matin. Déjà, dans certaines communes, la mairie s’est refusé à fournir une salle digne de ce nom. A Raimbeaucourt par exemple, c’est dans le garage d’un particulier que les électeurs voteront.

 Les risques de dérapages peuvent venir aussi d’initiatives UMP locales. On peut  prévoir quelques échauffourées avec des « jeunes pop » locaux souhaitant dissuader les électeurs de s’exprimer et venir faire un sit-in devant les bureaux de vote en tractant sur le fichage des électeurs, même si l’Etat a reconnu que l’organisation pensée respectait la confidentialité, les initiatives partisanes plus ou moins orchestrées en haut lieu, risquent de se produire.

 

Du point de vue du nombre de votants, là encore, l’incertitude règne.

Qui viendra voter ? Le PS bien sûr, mais qui d’autre ?

 Les écolos semblent vouloir peser dans la balance du second tour. Comme le disent bon nombre d’électeurs verts, « Eva Joly est notre  candidate au premier tour, mais il s’agit au second tour d’avoir le(a) candidat(e) socialiste le plus proche de ce que nous souhaitons ».

 À coté des verts, les autres composantes de la gauche ont, eux aussi, intérêt à ce que le(a) candidat(e) soit proche des idées qu’ils défendent. Sauf à croire que JL Mélenchon rivalise au second tour avec Sarkozy, le PG comme le PC et les autres composantes minoritaires du Front de Gauche, doivent peut-être s’interroger sur  le candidat socialiste qu’ils souhaitent voir affronter le chef de l’Etat ou Marine Le Pen.

Si à gauche, la base pourrait donc s’inviter dans la consultation,  au centre, la tentation pourrait également être présente de vouloir influencer les primaires en ayant un candidat aux plus proches de leurs convictions. JL Borloo ayant récemment jeté l’éponge, les centristes  pourrait également vouloir se manifester dans la campagne socialiste.

Il reste donc une incertitude forte sur la mobilisation des uns et des autres pour qu’au final la photo du 9 octobre soit, aujourd’hui encore, assez floue.

Les sacro-saints sondages prédisent la victoire de Hollande en s’appuyant sur une base bien fragile et, vu la consultation, très volatile. Un sursaut à gauche pourrait favoriser et Aubry et Montebourg au détriment de Hollande, une bonne prestation d’un candidat le 5 octobre sur BFMTV ou au contraire un faux pas de l’un d’entre eux pourrait inciter telle ou telle composante du centre ou de la gauche à s’enthousiasmer pour les « primaires » ou au contraire à être déçue ou encore l’amener à penser que « les jeux sont faits ». L’incertitude régnera donc jusqu’au bout, même si on peut supposer que  plus la participation sera forte plus elle favorisera le candidat, aujourd’hui, le mieux placé.

Par ailleurs, si on peut supposer qu’aucun événement gouvernemental ne vienne influencer la participation, à 1 semaine du scrutin, le basculement du Sénat à gauche pourrait faire espérer certains de nos concitoyens habituellement abstentionnistes qu’un changement, plus radical encore que sous le premier septennat François Mitterrand, est à la portée de leur bulletin de vote « primaires ». lafrancedapres

Par le militant de Sin
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