Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 14:44

Méluche ou guimauve le conquérant ?

J’avoue hésiter ! Non que j’imagine Mélenchon arrivant au second tour de l’élection présidentielle, mais j’hésite à suivre un homme trop mou et trop consensuel, un homme qui durant 10 ans a œuvré aux destinées du PS, avec, somme toute, bien peu de résultats.

 Déjà, à l’époque où il dirigeait le parti socialiste, FH me paraissait être un partisan du laisser-faire plutôt qu’une personnalité charismatique. J’en avais même conçu un certain agacement et opté pour Emmanuelli au moment du congrès qui précéda celui de Reims. En 2008, j’avais soutenu Benoit Hamon et depuis, je n’ai pas varié, considérant que le PS avec Martine Aubry semblait être sur la voie de la convalescence et peut-être même sur celle de la guérison, après une fièvre social- démocrate.

 Je me rappelle, aujourd’hui,  la remarque qu’on nous avait faite alors, à l’époque de la scission PS/PG. Un éminent cadre du nouveau PG (son co-fondateur, pour tout dire) nous avait laissé entendre qu’on y viendrait, un jour ou l’autre et que si, il trouvait légitime de s’accrocher aux dernières lueurs d’un PS de transformation, puisque Benoit en était le porte-parole, l’équilibre des forces au sein du PS pronostiquait un basculement vers la social-démocratie à la Schröder ou à la Prodi ou Zapatero.

Aujourd’hui, deux ans après le congrès de Reims, tout laisse à penser que l’avertissement était sensé.

 Que s’est-il donc passé depuis les primaires d’octobre ? Martine, qui avait œuvré pour rapprocher le PS des autres formations de gauche, semblait me donner, nous donner, raison de s’être ainsi accrochés aux derniers espoirs. Deux mois et demi plus tard, le capital de sympathie pour ce PS convalescent semble avoir fondu comme la neige sous l’effet d’un hiver trop doux. De l’engouement des primaires, l’opinion semble être passée à l’attente désespérée d’un second souffle de campagne : le candidat normal devenait un candidat banal, impossible à clairement distinguer d’un Bayrou plus anti-sarkozyste que jamais.

Le nucléaire ? On réduira un peu…. quoique.  

La politique de relance ? oui…si on réduit drastiquement les déficits de l’Etat

La sixième république ?..................euh !

Même la réforme fiscale, pourtant le cheval de bataille Hollandiste, semble se perdre dans des considérations aussi chiffrées que nébuleuses ! Rien ! Rien de rien.

Alors que faire ? Lâcher un grand parti qui détient le pouvoir localement, quasiment partout au niveau national et majoritaire au Sénat...pour rejoindre une formation encore embryonnaire ? Rompre avec un parti d’élus confortablement installés et qui ne pensent plus qu’à leur maintien aux postes acquis ?

Rejoindre celui qui affirme « Nous, on peut » et qui réclame « Qu’ils s’en aillent tous » pour mener à bien une révolution citoyenne. Le choix est Cornélien !

Méluche a-t-il raison trop tôt ou bien l’espoir de voir le PS transformer cette société est-il déjà une illusion perdue ?  

Par le militant de Sin
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 10:56

A la vache….une guerre, rien que ça !

Moi qui écrivais, il y a peu que la campagne restait plutôt atone, insipide, sans odeur ni saveur, j’avoue avoir été surpris d’être si vite entendu par le 3ème personnage de l’Etat.

Il semble qu’on en soit revenu aux années 60, au moment où on représentait le PCF comme un dément avec le couteau entre les dents.

 Notre classe dominante, celle qui suce le sang de nos PME et des salariés en leur soutirant régulièrement jusqu’à 15% de rémunération d’actions, serait peut-être bien inspirée d’ouvrir les yeux pour s’apercevoir que Neuilly n’est pas la France et que le Fouquet’s n’est pas un troquet populaire où les employés de bureau viennent déjeuner, sur le pouce, le midi.

Un tel aveuglement n’en est pas pour autant significatif d’une France coupée en deux où l’immense majorité est soupçonnée de fainéantise en comparaison du décile le plus riche, qui garde chevillé au corps, l’esprit d’entreprise et le goût de la compétition internationale.

Le cynisme de ses dominants qui pour la plupart n’ont jamais travaillé mais tirent leurs subsides de l’activité des autres, est révoltant. La maxime de notre nabot national a sûrement du être mal orthographiée « Faire travailler plus pour gagner plus » devait être le leitmotiv original, tant on voit qu’à côté de 5 millions de chômeurs, ceux qui continuent à travailler sont pressés, pressurisés, pour faire toujours plus et mieux avec un salaire dont la tendance est plutôt à se rapprocher du seuil de pauvreté.

Salariés pauvres, cette expression renvoie non à une crise économique mais à une méthode d’exploitation. Cela ne renvoie pas à un déséquilibre temporaire dû à un quelconque bouleversement économique, mais bien à une volonté délibérée d’une classe dominante décomplexée dans l’exploitation des classes populaire et moyenne. Le riche est devenu roi !  

Je ne saurais trop conseiller  la vision du film « la fin de la pauvreté ? » qui nous donne le point de départ et le déroulé historique de ce qu’a été, et est toujours, cette féodalité d’une classe possédante sur notre planète.

La guerre, pour en revenir aux propos de notre Nanard de l’Assemblée Nationale, est une réalité…depuis la découverte de l’Amérique et le début de l’exploitation capitaliste. Elle a commencé par la première de ses phases : celle de l’accumulation des richesses. La déclaration de guerre s’est faite à cette date, et depuis bien des batailles ont été gagnées depuis, par ce cancer économique capitaliste, qui toucha tous les continents. Ce fut, dans un premier temps, par l’accaparement des ressources naturelles et minières puis par l’exploitation pure et très dure des populations. De la guerre de l’or au XVIème siècle entre l’Espagne et le Portugal, ont succédé bien des « conflits » jusqu’à une date récente celle de la guerre de l’eau et des émeutes de la faim en Bolivie ou dans les pays noirs Africains.

Alors oui, M.Accoyer, nous sommes en guerre ! Avec cette phase particulière de crise financière qui n’en montre que mieux les rouages de notre propre exploitation. Cette crise pourrait nous faire espérer de prendre l’avantage sur la dictature financière qui succède à celle de l’économie productiviste des deux  siècles passés. Cette guerre, monsieur le président de l’Assemblée Nationale, sera peut-être victorieuse, ou nous plongera encore quelques années sous la férule d’une poignée de plus en plus mince de personnages de plus en plus riches. Mais n’oubliez pas que, comme le disait Marx, (l’économiste-historien et non l’excuse à une féodalité soviétique) le capitalisme coure à sa perte dans cette accumulation toujours plus grande dans des mains toujours moins nombreuses.

Pour en terminer, je ne saurais trop conseiller la lecture édifiante du livre de Pinçon-Charlot, « Le président des riches » qui détaille la stratégie de domination actuelle d’une frange de notre société accaparant tous les pouvoirs et les utilisant tous, en réseau, pour augmenter son emprise sur la piétaille que nous représentons, nous les instituteurs ou les cadres moyens sans parler des ouvriers et employés, considérés comme la variable d’ajustement de cette économie financière. –Bonne guerre à tous-

 

Par le militant de Sin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 00:10

Youpiiii, la présidentielle a commencé.
 Enfin, pas tout à fait, puisque le locataire de la Lanterne n’a toujours pas dit si il briguait un renouvellement de son CDD pour cinq nouvelles années.
 Pas tout à fait, non plus, pour François qui cherche encore un programme, qui puisse satisfaire l’ensemble du PS, de Manuel Valls le rose pâle à Benoit Hamon le rouge vif. Il n’y a guère que François (non l’autre) pour qui les choses évoluent. En l’espace de trois jour, le champion du ni gauche ni droite s’est adjoint deux fortes personnalités…de droite : Sœur Boutin et le cardiologue de Toulouse : Philippe Douste-Blazy.
Quand je pense  qu’Eva Joly parlait d’un désistement entre,  elle-même, Hollande, Bayrou et Méluche, il va lui falloir ajouter à la potion amère,  la catho et le benêt….je sens que Méluche va lui péter les binocles, fussent-elles rouges, à madame la juge.
En tout cas, ça y est, Nicolas a perdu son pucelage avec le FN. Symbole électoral oblige, il n’a pas pu résister  d’aller s’agenouiller devant Jeanne,  poussant même le  populisme,  jusqu’à brailler  avec  Morano et la fine fleur UMP locale « en passant par la lorraine ». J’espère que vous n’avez pas manqué ce passage savoureux où Nadine, avec son physique moitié camionneuse, moitié tenancière de bordel,  poussant la chansonnette ce qui, vu l’ambiance, avait un petit fumet collaboration 1941.
Jean –Marie, le père de notre Eva Braun nationale fera dimanche 8 janvier le même hommage à la même pucelle mais à Paris cette fois.
Et Hollande me direz-vous ? Hollande visite  présente ses vœux et va s’incliner sur la tombe de François (non, le vrai). Nettement moins médiatique mais il ne cède rien sur l’attaque de la politique de Pov’Con, réussissant à égratigner. Un peu faiblard tout de même, François. Les sacro-saints sondages ne s’y trompent pas :
Hollande baisse et la presse n’ayant pas grand-chose à se mettre sous la dent, exploite le filon.Il est vrai qu’à part constater que la France s’enlise dans la récession, que 8 millions de personnes en souffrent et que le chômage bat tous les records, les journalistes s’emmerdent. Pourquoi donc parler de choses qui n’intéressent pas le président, patron des chaines publiques, ni les Bouyges, Bolloré ou Arnaud, patron des chaines privées. Les pauvres peuvent bien crever (en silence s’il vous plait) tant que les riches continuent de percevoir le pactole. Si d’un côté on ne travaille plus pour gagner moins, chez les dominants on continue à ne rien foutre pour gagner plus – y a quand même des promesses électorales qui se tiennent, hein !!
Ainsi donc,  la France serait-elle en passe de retenter l’aventure Sarkozyste pour 5 ans. Il reste à peine deux petits pourcents pour séparer le facho de Neuilly du flamby de Corrèze. 26% contre 28% et en embuscade Marine avec 19% et l’UDF reconverti avec 12%.
François….serait peut-être temps que tu nous sortes un beau petit programme bien à gauche, non ! et pas d’œillade au MODEM, hein !!

Par le militant de Sin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 18:53


 L’approche d’une élection présidentielle réputée imperdable (comme d’ailleurs celle de 2007), c'est  laisser penser que, quoi que dise le PS, les Français, rincés par la politique de Pov’con, voteront socialiste.

Voilà bien longtemps que le PS n’est plus un parti de « combattants » et qu’il a versé, comme d’autres, dans un establishment, où les élus, à quelque niveau qu’ils soient, veulent avant tout- et même contre tout- conserver leur place et asseoir leur pouvoir.
 Comment, en effet, admettre que des dirigeants du parti soient en poste et mis en examen ? Comment peut-on imaginé que des barons locaux s’opposent à la direction nationale sur les résultats d’un référendum militant?
 Quel est donc ce parti installé dans chaque département, chaque région et en responsabilité dans de nombreuses grandes villes qui cultive l’art de l’esquive et du renoncement quand il s’agit de défendre les acquis sociaux et qui hésite à proposer un autre modèle de développement que le bon vieux capitalisme?
Si on peut envisager une rupture prochaine, les ruptures qui eurent lieu au PS  jadis, sont nombreuses.
1983/84 et le début de la rigueur : l’abandon de la détermination en matière d’économie de la génération Mitterrand ! Certes, les temps étaient durs pour le socialisme : Thatcher et Reagan menés le monde, mais le renoncement n’en fut pas moins durement ressenti par le peuple de gauche.
Les années 90 ensuite, avec l’arrivée de Tapie au gouvernement comme ministre en même temps que président de club de foot et entrepreneur…. et au final le suicide de Bérégovoy…la gauche socialiste y perd son âme et les Français leur intérêt pour un PS devenu gestionnaire. Les législatives de 1993 seront catastrophiques.
Le traité européen enfin, où la base vote à l’inverse des élites et où le PS perd définitivement pied auprès des classes populaires.
Si, à cela on ajoute la guerre originelle que se sont toujours livrée aile réformatrice et aile transformatrice, on peut penser  le PS est en bien délicate situation pour convaincre en 2012.
Regardons donc :
En 2007, Royal jaillit du PS comme un diable prenant de court les éléphants. Certaines de ses idées sont originales mais le bricolage sous-jacent finira par apparaitre au grand jour. Vexés les éléphants feront tout ce qui est en leur pouvoir pour lui savonner la planche. L’élection imperdable échappe avec un différentiel de 6 points contre le PS.
En 2008, le congrès du PS est un fiasco démocratique. Martine Aubry est élue avec une poignée de voix d’avance sur sa concurrente, Royal. Qui l’a véritablement emporté, peu importe, le résultat reste pitoyable d’un PS qui s’autodétruit entre réformistes et pseudo-transformateurs ou plutôt entre les barons montants sans idées- force et les barons déclinants regardant d’un œil les années anciennes de  Mitterrand et de l’autre la nouveauté d’une transformation sociale et écologique possible.
Les conservateurs et les progressistes sont tellement enchevêtrés dans les myriades de mouvements et chapelles (nouvelle gauche, désir d’avenir, NPS….) qu’aucun mouvement transformateur n’arrive à entrainer les classes populaires.
Le vote des primaires consacrera, le candidat le moins charismatique et le plus rond et malléable des candidats. Le travail mis en place de 2009 à 2011, qui sans nul doute visait la transformation du PS, sera remis en cause par une gauche que l’on sent ô combien timide, celle de Manuel Valls, actuel chargé de communication, Ségolène Royal, dont on sent l’importance grandissante à l’avenir (alors que son score, aux primaires, fut lamentable) et Arnaud Montebourg dont on peut penser parfois que la volonté d’être original l’emporte sur la réflexion.
De l’accord à gauche qui semblait poindre, avec Martine Aubry, entre EELV, le PCF et peut-être bien le Parti de Gauche, nous en sommes arrivés à une cacophonie où chacun essaye de torpiller Hollande pour s’assurer un score honorable et rentrer dans ses frais de campagne.
La France de gauche, dans cette histoire a choisi bien mal. Trois millions de votants ont adoubé Hollande. Les primaires furent-elles vraiment une bonne idée. Etant donné la décomposition de la gauche, la tendance ne pouvait être que la frilosité centriste plutôt que l’aventure transformatrice. Les Français ne sont pas de gauche… et d’autant moins quand aucun « chef » ne se dégage de ses rangs. La victoire socialiste de 1981 a été celle d’un homme avant d’être celle de la gauche. Le mouvement social qui vint après, les victoires sociales qui furent arrachées aux patrons, n’eurent lieu, que parce que, le peuple se savait protégé, par son chef d’Etat.
 Qu’en sera-t-il en 2012 ? Aura-t-on cette même protection en la personne de François Hollande qui, déjà en 2011, semble  lorgner sur l’ex-UDF plutôt que de bâtir une force écolo-transformatrice ? Bâtirons-nous cette société d’a-croissance (au sens où l’entendent certains économistes comme Jean Gadrey) et de justice sociale et économique, en pouvant compter sur la bienveillance d’un pouvoir socialiste ? Aurons-nous le chef d’Etat capable d’emporter l’adhésion des peuples européens vers une politique autre que celle des financiers et des marchands ?
Je n’ai pas la réponse, mais je me pose de plus en plus les questions.

 
 

Par le militant de Sin
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 16:24

La presse semble inquiète, le parti socialiste passera t-il son dernier stress-test avec brio ?

C’est devenu un marronnier, depuis 2008 : nos médias se penchent avec condescendance sur l’avenir politique et présidentielle des socialistes.

 Au lendemain du congrès de Reims, nos journaux  se délectaient des bisbilles entre perdants et gagnants du congrès : triche ou pas triche ? Mme Aubry avait-elle la légitimité suffisante pour remettre en état de marche un PS englué depuis 3 ans dans une spirale perdante. Quelques victoires électorales (Régionales et cantonales) et une consultation militante plus tard et voici le PS futur champion déclaré de l’élection présidentielle à venir. Le débat vint ensuite sur la candidature supposée de DSK et déjà le 15 mai, au lendemain de « l’affaire », tous nos journaux prédisaient un avenir incertain au sein du PS qui venait de voir trébucher son champion déclaré (dans les sondages uniquement). Qu’allait donc devenir l’élection primaire si le favori faisait défaut à l’appel. La suite nous apprendra que l’affaire DSK n’empêchera en rien la candidature de 5 candidats et que le calendrier soit respecté à la lettre. D’une primaire fermée on voyait même s’y adjoindre le PRG et si les écolos refusaient de rentrer dans la compétition on sentait que la Gauche dans son ensemble commençait à regarder l’évènement avec moins de mépris.

 D’une première inquiétude, la presse passa à la suivante. Au moment où chaque candidat fut installé dans cette consultation préalable et que l’idée leur vint qu’il pourrait y avoir des débats entre chacun, le PS n’allait-il en revenir à ses anciens démons et livrer aux téléspectateurs la triste réalité (supposée) d’une foire d’empoigne ? Quelques temps après chacun reconnaissait des débats de fond et des échanges politiques construits et de qualité. D’autres prédictions avaient eu lieu entre temps, que serait cette primaire, ne serait-elle pas un fichage des électeurs ? Allait-elle intéressait vraiment un million de personnes ?

La consultation passée, force est de constater que la France entière s’est mobilisée pour répondre au choix à faire et que plus de 2.5 millions d’électeurs se sont déplacés pour donner leur avis.

Encore aujourd’hui, bon nombre d’éditoriaux s’interrogent sur la suite et le second tour de cette primaire et au final sur le score du gagnant  vis-à-vis du second. Aurons-nous un 50,+ face à un 50,- ou bien les électeurs réussiront-ils à faire une différence nette entre les deux protagonistes.

Sans vouloir tacler nos analystes politiques de tous poils, je leur conseillerais de ne pas dépeindre en noir chacune des étapes qui devraient amener au final le/la candidate à avoir derrière sa personne quelques 3 millions de votants (voire plus).

Quand bien même, le score final serait serré et que le choix de l’un ou de l’autre ait été difficile, le PS en sortirait-il, pour autant, affaibli ou bien même coupé dans son élan ?

Si, demain Martine est battue, la croit-on suffisamment idiote pour défaire en un jour ce qu’elle aura mis trois ans à construire. Après la mise en place des primaire la consultation des militants et trois victoires électorales inespérées (régionales, cantonales, sénatoriales). Après la mise en place de conventions et l’élaboration d’un projet, que tout le monde a salué comme novateur, la croit-on si orgueilleuse pour dénigrer celui qui aura été désigné par plusieurs millions de Français.

Et Hollande, prendra t-il le risque de critiquer ce qui ne serait, somme toute, que l’aboutissement d’un travail de redressement de son parti par sa concurrente.

Le nombre d’électeurs fera la réussite de cette deuxième partie de consultation électorale le 16 octobre. Si demain, 4 millions de Français, ou plus encore, se déplaçaient pour donner leur avis sur le choix du candidat socialiste, cela signifierait que des électeurs de gauche ou du centre-gauche se sont déplacés en masse pour faire pencher la balance. Je ne doute pas, personnellement, que demain, les écologistes ou certains électeurs du Front de Gauche souhaitant avoir une candidate plus écologiste et plus à gauche au second tour de l’élection présidentielle, ne fassent le déplacement vers les urnes et que la primaire, souhaitée ouverte aux partenaires de gauche hier, ne se voit réalisée, par l’intérêt de la Gauche du pays toute entière. Il m’apparaît inconcevable que demain les PG ou PC, les EELV  raillent le résultat de cette primaire sans qu’on puisse leur répondre que n’ayant pas voté ils n’ont plus qu’à espérer que JL Mélenchon ou Eva Joly  ne soient présent au second tour de la présidentielle. L’avenir présidentiel de Martine Aubry dépend bien aujourd’hui d’un sursaut de la gauche toute entière

Aux urnes camarades !!

Par le militant de Sin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés