Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 22:39
 

  « On devient Socialiste lorsqu’on prend conscience de l’Injustice. On adhère au Parti Socialiste lorsqu’on décide de changer l’ordre des choses,
c’est à dire l’oppression et le désordre imposés par le capitalisme… ».

  Cette phrase de François Mitterrand prend tout son sens en ces périodes troublées où les riches moins nombreux sont énormément plus riches et lorsque les pauvres, énormément plus nombreux, sont plus pauvres encore.
Le capitalisme, version financière, a vécu, un autre attend en embuscade, pour continuer l’oppression. Nul ne sait quel forme il prendra demain, nul ne sait s‘il est mort, personnellement j’en doute fort.

La crise financière, et surtout économique, que nous commençons à traverser, est à l’image des tempêtes tropicales ou des cyclones : nous savons tous qu’elle va être dévastatrice, mais personne ne sait à quel point.

Le chômage grimpe de manière vertigineuse et les plus optimistes pensent que cette ascension sera courte. L’UNEDIC prévoit 282.000 chômeurs supplémentaires en France, en 2009, alors que janvier en compte déjà 90.000 de plus qu’en décembre. Au niveau mondial c’est 20 millions de chômeurs en plus selon le BIT (bureau international du travail). Même la Chine que certains pensaient à l’abri d’une crise économique est lourdement touchée : 20 millions de Chinois sont, d’ores et déjà retournés à la campagne et le miracle chinois pourrait tourner au fiasco, avec crise politique à la clef..

 

La France fait partie des pays ayant le plus fort taux de chômage, derrière l’Espagne et la Slovaquie. Qu’en sera t-il dans 1 an ?

  Les mesures Sarkozy suffiront-elles à endiguer le raz de marée du « désemploi » ? Sûrement non ! Alternative Economique, nous apprend que, bien que le chômage décolle, la mesure Sarkozyenne des heures supplémentaires défiscalisées continue de faire recette, et, que le nombre d’heures sup ne cesse de croître, même quand un travailleur perd son emploi toutes les 30 secondes,  comme c’était le cas  durant le mois de janvier 2009.

Prendre conscience de l’injustice , ne semble guère être difficile, quand aux chiffres donnés plus haut, on compare avec  ce que les entreprises et leurs dirigeants engrangent comme bénéfices.

TOTAL 14milliards – 5.4 milliards versés en dividendes et seulement 100millions pour la prime à la cuve ! Arcelor Mittal 430 millions de bénéfices versés à la famille et 6000 suppressions de poste. Louis-Vitton, Moët-Hennessy (LVMH) pareil, 430 millions de bénef !

Mais le pire n’est pas là ! Nicolas interdit aux entreprises sous perfusion d’argent public (vous savez…nos impôts)de distribuer des dividendes. Raté ! Pour la Société Générale, BNP Paribas et PSA qui verseront bien ces fameux dividendes. Seule la « Régie » Renault où l’Etat est actionnaire à hauteur de 14% refuse cette distribution : preuve, s’il en était besoin, que, quand l’Etat surveille, l’Etat décide !

On adhère au Parti Socialiste lorsqu’on décide de changer l’ordre des choses .

La preuve donnée du rôle de l’Etat pour réguler l’économie devrait donc entraîner l’adhésion massive au PS ces prochains jours, car pour nous socialistes il est évident qu’on ne peut donner l’argent des impôts aux entreprises sans que celles-ci les utilisent à bon escient et que l’Etat sache où vont ses milliards.

Jusqu’à présent, le MEDEF, par la voix de Laurence Parisot, refusait de réduire la manne due aux actionnaires sous le prétexte qu‘il touchait au principe essentiel de propriété. Force est de constater que la propriété publique doit avoir les mêmes droits que celle qui se réclame du privé et que si l’entreprise le refuse, la propriété publique doit avoir l’ascendant sur la propriété privée ! Sans recourir aux nationalisations massives Nicolas pourrait au moins faire respecter sa propre parole ! mais le veut-il et le pourrait-il ?

Nous comprenons maintenant que le gouvernement et le chef de l’Etat n’ont rien compris ni voulu comprendre à ce qui se passait et par conséquent quela situation actuelle leur échappe. Longtemps niée, la crise a fini par apparaître clairement aux yeux de notre monarque républicain comme la manifestation du 29 janvier l’a exposé(alors qu’avant personne ne s’apercevait d’une grève en France, d’après Nicolas). Mais les amis de Nicolas (voir textes précédents) l’intiment de ne pas sombrer dans le social, ce qui  viendrait casser leurs dogmes néo-libéraux et menacerait dangereusement leur recapitalisation

Il est temps de lutter contre l’oppression du capitalisme

Ouvrez les yeux monsieur le président et vous verrez que le patronat du MEDEF, de rapace qu’il était, s’est changé en charognard, à l’image de MA France (filiale de PSA) qui traite son personnel comme des moins que rien. La bête capitaliste n’est pas morte, comme le souligne Benoît Hamon porte-parole du PS, dans le texte ci dessous.

  http://benoithamon.fr/2009/03/04/soutien-aux-salaries-de-magnetto-automotive /

Je me suis rendu hier à Aulnay-sous-bois soutenir les salariés de l’entreprise Magnetto Automotive, un sous-traitant de l’industrie automobile, en grève depuis une semaine. Alors que l’entreprise annonce des mesures de chômage technique, elle organise, dans le même temps, le recrutement de travailleurs intérimaires. L’objectif est de procéder, à court terme à la fermeture du site ou à tous le moins à la ré-internalisation d’une partie de la production au sein de la maison mère, PSA.

Accompagné de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine St Denis et Claude Ségura, maire d’Aulnay sous bois, je me suis retrouvé, en fin d’après-midi, devant l’entreprise. Le comité d’accueil était au RDV. Un responsable de la direction, quelques vigiles et des grilles fermées pour nous signifier que la direction de MA France ne nous laisserait pas accéder au site et nous refusait l’accès aux salariés mobilisés.

Dans cette crise que nous traversons aujourd’hui, le cynisme et le dogmatisme de ce patronat là n’a plus de limite. Non contente d’aggraver la crise sociale, la direction de cette entreprise refuse l’accès à 3 élus de la République qui souhaitent établir un dialogue avec des hommes qui se battent pour défendre leur droit au travail.

Ce conflit illustre toutes les tensions qui touchent notre modèle économique et social.

Les droits élémentaires des salariés sont remis en cause : leur droit de grève est contesté, les avocats du CE se voient interdire l’accès au site, les élus du CE sont empêchés d’exercer leur mandat dans de bonnes conditions, 70 vigiles sont recrutés et dispersés sur le lieu de travail d’hommes et de femmes qui mènent en dépit des provocations un mouvement propre et responsable sur leurs conditions de travail.

Mais le cynisme de la direction de MA France ne s’arrête pas là. Plutôt que d’ouvrir des négociations avec ses salariés, elle use de méthodes d’intimidation choquantes. Ainsi, deux lettres ont été adressées aux salariés, les menaçant de déménager les outils de production en cas de prolongement du conflit et leur précisant l’impact sur leur pouvoir d’achat qu’auraient les jours de grèves retenus de leur salaire.

La logique de pourrissement du conflit entretenue dans cette entreprise est grave. La manière dont sont traités les salariés de MA France est dangereuse car elle pousse à la radicalisation d’un mouvement dans lequel les salariés n’ont personne avec qui discuter et alors même qu’ils constatent le dramatique fossé qui se creuse entre les annonces du gouvernement et la réalité qu’ils vivent quotidiennement… Ces salariés auraient raison de demander ce qu’il est advenu des 6 Mlds d’euros promis par le chef de l’état à l’industrie automobile sans contrepartie sociale ?

Lorsque je disais, il y a quelques semaines que la crise sociale risquait de forcer la crise politique, j’exprimais une crainte. Aujourd’hui j’exprime un témoignage.

 

Courage camarades LUTTONS sur tous les fronts, économie, écologie, laïcité, libertés publiques….

Par le militant de Sin - Publié dans : PS
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 10:56

  

     

Une question que tous, nous pouvons légitimement nous poser. Pourquoi, alors que la situation économique en 2007 et 2008 préoccupaient toute la planète, notre président s’acharnait à vouloir bouleverser notre PAF (paysage audiovisuel français) ? Quelles raisons impérieuses, poussaient le petit Nicolas à vouloir revenir à l’ORTF des années 60 et ainsi avoir la mainmise sur les programmes des chaînes publiques ?

On savait déjà que Nicolas privilégiait la communication et l’hyperactivité au détriment de la réflexion et de la concertation. On savait déjà que « Monsieur MOI » prenait en réalité seul les décisions qui jusque là incombaient au gouvernement, aux partenaires sociaux ou étaient le résultat d’une consultation large, dans les précédentes mandatures.

On comprend mieux aujourd’hui, les raisons qui ont poussé « supertalonnette » à museler les chaînes soumises précédemment au contrôle du CSA

Un récent article de Marianne fait le point sur le nombre d’heures où notre bien aimé Président est passé seul ou en compagnie journalistique choisie, par les ondes cathodiques.

Résultat : un temps d’antenne de 218heures  en quinze mois (juillet 2007/ septembre 2008), c’est à dire 14H par mois…. ½ heure par jour !

Etonnant non !

Mais le plus beau n’est pas là : en juin 2008, notre petit Nicolas a honoré le petit écran de sa médiatique présence, durant …19H ! Autant que Chirac, pour toute l’année 1996 !

Un président téléphage ou télévore, omniprésent. Notre  petite lucarne, que nous qualifions « ouverture sur le monde »,  nous parle désormais du monde de l’ouverture versus Sarkoland.

A décharge de notre monarque républicain, la comptabilité s’est fait sur 8 chaînes, le paysage audiovisuel s’est considérablement élargi. Malgré cela, la comparaison avec ses prédécesseurs, le place largement devant.

Le grand Jacques n’a consommé en dix ans que 128 heures en dix ans. Si on additionne les heures de Mitterrand à celles de Chirac, on obtient 230 heures… sur 16 ans, soit à peu près autant que Sarko1er en quinze mois.

Fringale médiatique qui explique que notre président veut maîtriser le petit écran qu’il use et abuse. Et les Français face à cette omniprésence télévisuelle restent toujours aussi nombreux à le regarder même si, l’appréciation va déclinant.

Notre Nicolas prévoit ainsi de nous expliquer le 19/02 le contenu de ses entretiens avec les partenaires sociaux. Nul ne sait quelle durée aura cet exposé. Mais ce qui semble certain, c’est le contenu ! A ceux qui attendaient un événement de cette rencontre avec les syndicats, force est de constater que la surprise a fait long feu. Tout est déjà réglé, le lieu, les discours, les mesures qui sortiront de l’entrevue et le temps de l’échange 3 heures environ.

Non content de mettre la télévision publique en coupe réglée, voilà notre président qui se dispense, dans l’esprit en tout cas, d’un dialogue social, sûr et certain qu’il est le seul à proposer les bonnes mesures. Cependant les Français rechignent à faire confiance à notre monarque républicain. 60% souhaitent que « Notre Bien-Aimé Nicolas » réoriente ses propositions en tenant compte de l’avis des syndicats et 75% reconnaissent que le droit à contestation et à manifestation, des catégories qui se sentent lésées.

Sans préjuger des résultats de ces pseudo-concertations, il apparaît clairement que les revendications syndicales ne seront que (très) partiellement entendues.

Le 19 mars risque d’être chaud, si bon nombre de salariés n’obtiennent pas de réponses satisfaisantes demain, et le show médiatique de Nicolas en solo risque d’être perçu, plus comme une provocation que comme un assouplissement d’une position que tout le monde (même certains à droite) juge hors sujet.

Il n’est pas tout, pour notre monarque, d’utiliser les médias, encore faut-il qu’il soit en phase avec les citoyens, sans cela l’audience risque de chuter fortement, même si Nicolas occupe l’antenne 24H/24 comme dans la Roumanie des années 80 ou la Corée du Nord.

La seule solution !

  Boycotter massivement l’allocution, pour que « supertalonnette » s ‘aperçoive qu’il parle dans le vide !

 

 

 

  

Par le militant de Sin - Publié dans : sarkopolitique
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 23:51

Un état sécuritaire et autocrate. « Edwige » avait été la première pierre de l’édifice qui s’échafaudait…voila que se construit l’état policier et autoritaire de 2009.

Du dépistage, des tendances délinquantes chez nos chères têtes blondes, dès l’âge de 3 ans annoncée par Frédéric Lefèvre, porte parole de l’UMP, à l’incarcération possible des enfants dès l’âge de douze ans, acceptée comme « étant de bon sens »par notre ministre de la justice et refusée par François Fillon ; des peines plancher à la responsabilité pénale des malades psychiatriques, nous sommes tous concernés par l’état autoritaire qui se met en place, doucement mais sûrement.

Les plus sceptiques penseront à un délire de persécution et qu’il est urgent de sangler notre jeunesse et de mettre un peu d’ordre dans notre société décadente…voire de rétablir la peine de mort  pour que nos délinquants prennent du plomb dans la tête. Il n’empêche que petit à petit la bête sécuritaire fait son nid.


La première étape sécuritaire est l’arbitraire ou le fait du prince. A ce titre les exemples ne manquent pas :

De Génestar virait pour publication attentatoire de Mme Sarkozy en compagnie d’un autre homme que Nicolas, au préfet de la Manche virait pour avoir laissé s’installer le désordre lorsque Nicolas était venu présenter ses vœux au corps enseignant, en passant par le limogeage du responsable de la sécurité en Corse qui avait laissé les séparatistes locaux abimer la pelouse de la villa Clavier, l’étape n°1 est déjà du passé.

La seconde étape consiste à réduire à néant les contre-pouvoirs, quitte à s’appuyer sur le peuple en se montrant populiste .

Un exemple !Le petit Nicolas veut aujourd’hui supprimer purement et simplement le juge d’instruction et renforcer le pouvoir du Parquet. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? 

Notons, que prochainement nous aurons la publication du rapport d’enquête sur le procès d’Outreau et que notre Président saura utiliser l’affaire comme argument pour justifier sa décision et faire appel à notre bon sens pour constater avec nous que Burgaud est l’exemple qui démontre la dangerosité de laisser, livré à lui-même, le juge d’instruction et qu’il est nécessaire d’encadrer le magistrat. Il ne s’agit de contester le fond de la réforme, il s’agit d’en contester la forme d’une décision prise par le chef de l’Etat sans concertation aucune, sans débat contradictoire.

Notre chef de l ‘état prend à son compte pour la France entière, ce que son prédécesseur, Jacques Chirac, avait dit à son propos :

je décide, il(s)  exécute(nt) :

- L’assemblée Nationale exécute ! Bridée dans ses possibilités de contestation et d’opposition, elle ne peut déjà plus faire grand-chose, réforme de l’état oblige, décidée par notre monarque républicain! 

Lorsque l’opposition, privée de ce fait de débat, dépose des amendements aux textes proposés, l’UMP crie à l’obstruction, il ne viendrait à aucun homme politique de crier à l’autoritarisme quand un homme seul décide de ce qui est bien ou mal pour le pays et veuille contre vents et marées appliquer la loi telle que, lui, l’a décidée.

- Le gouvernement lui-même exécute et n’a plus guère son mot à dire. Les ministres sont simplement chargés de « mettre en musique » les décisions du chef.

Par ses nombreuses réformes dont l’utilité n’apparaît pas évidente, Nicolas permet à chacun d’entre nous de se trouver un bouc émissaire aux problèmes qu’il rencontre, voilà son côté populiste !. Car notre monarque n’a pas son égal pour opposer les citoyens entre eux. En jouant sur l’émotion plutôt que la réflexion Chaque réforme est également l’occasion d’une reprise en main, aussi incohérente soit-elle.

Le SMA (service minimum d’accueil)  musèlent les profs dans leurs droits de grève et oblige chaque commune à suivre le principe de ce service minimum. La réalité (déjà évoqué dans « désobéissance civile) est que le SMA est inapplicable et que cela n’empêche, bien heureusement, nullement les enseignants de protester et confronte les communes petites, moyennes ou grandes à des problèmes cornéliens. Les parents d’élèves commencent à regimber.

La réforme de l’école s’avère aller à l’encontre des rythmes scolaires

La réforme du bac…. est reportée devant la grogne des lycéens (le vent du CPE a soufflé)

La réforme de l’université fait descendre les chercheurs dans la rue

Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, exacerbe les tensions et mal-être dans les fonctions publiques.

 

Actif, pragmatique, Nicolas joue sur le fait que les Français ne descendront pas dans la rue et préfèrent une droite Bonapartiste plutôt que l’aventure de la révolte.

Depuis le 29 janvier le pari semble être de plus en plus risqué ! Mais notre monarque n’a que faire de ces remarques. « Je garde le cap des réformes » déclare systématiquement notre Nicolas 1er   . Car en plus d’être agité, le petit Nicolas est également méprisant, suffisant et sarcastique. Ne déclarait-il pas que « désormais, quand une grève éclate en France personne ne s’en aperçoit ». Il serait dommage qu’après le 29 janvier, les Français soit obligés d’insister lourdement pour qu’IL ouvre les yeux.

 

Par le militant de Sin - Publié dans : sarkopolitique
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 00:10



De  remaniements ministériels en ouvertures, qui, d’entre les hommes politiques d’aujourd’hui, est Sarko-compatible.

Cette question se pose et s’impose tant ont été grandes les surprises concernant les unes (les ouvertures) et les autres (les remaniements).

Qui eut cru que Besson, l’auteur d’un livre brûlot sur notre petit Nicolas et soutenant son adversaire politique,  avant le premier tour des élections de 2007, pouvait un jour siéger au gouvernement et 18 mois plus tard adhérer à l’UMP, pour y occuper un poste de choix.

 

Qui eut cru que Rachida Dati, l’égérie sarkozyste et la sarko-girl de choc, de notre bien aimé président, pouvait un jour être humiliée et écartée sans ménagement du gouvernement, alors qu’elle avait tout fait, pour garder son poste et courber l’échine devant la vindicte sarkozyenne.

Ces deux exemples nous amènent à nous interroger sur la nature des convictions des uns et sur la méthode de gouvernement autocratique de notre bien aimé président.

  Plus prosaïquement :

-          Comment le petit Nicolas commande la machine de guerre UMP pour toujours surprendre et déstabiliser son seul adversaire qu’est le PS ?

-            Par ailleurs qu’est-ce qui fait cette admiration de certains pour son activisme voire son « agitationisme »

Pour paraphraser Ségolène : qui connaissait  Monsieur Besson ? A l’époque où il servait Royal il n’était connu de personne. Depuis qu’il est passé chez Sarko…il est reconnu comme traître mais son travail…reste tout aussi complètement inconnu (si ce n’est sa tâche de notation des ministres, pour les initiés). Même si, désormais « ministre des charters », il souhaite que ses résultats rivalisent avec ceux obtenus par la caution d’extrême droite de ce gouvernement : Brice Hortefeu, il reste un homme de l’ombre. Seule le personnage qui lui fait de l’ombre à changer.

Quel intérêt y a t-il à ce que Sarko  garde Besson?

  Comme scalp !! Pris à la gauche. Uniquement pour cette raison.

De la même manière, sont conservés dans leurs bocaux, la banlieusarde Fadéla et le fils spirituel de l’abbé Pierre, Martin.

Pour Kouchner, c’est différent…médiatiquement, il est le chouchou des sondages chez les Français. Il pourra faire autant de bourdes qu’il veut, Sarko le défendra ! Mais qu’il vienne à perdre des points et … la porte lui sautera à la figure.

Nicolas s’est fait la main présidentielle à l’Intérieur et en a gardé des amitiés solides chez les flics et les autoritaires en tout genre. Guénot, Guéant et toute la clique Sarkophile gère en sous-main les affaires, et bon nombre de ministres au gouvernement  sont sous contrôle d’un sbire élyséen.. Guénot veille, Guéant surveille, Mignon conseille, Levitte, Squarcini Bazire, Minc…Les conseillers du prince tirent les ficelles et ce gouvernement Fillon, n’est finalement que le théâtre de marionnette de Sarkoland. Il  n’existe que pour permettre à la presse, majoritairement acquise à la cause, de s’enflammer pour telle ou tel et également pour impressionner le peuple qui, reconnaissons le,  s’y est laisser prendre… au début du mandat  en tout cas.

Sarko se joue autant du peuple que de ses ministres. C’est un autoritaire pragmatique prêt à tout pour avoir raison, quitte à museler ceux qui pensent qu’il a tort. Ses ministres ont été choisis à partir d’un casting digne de la Star’Academy : la black Rama, Rachida la Beur, la bourgeoise un peu coincée à l’économie et la fofolle à la santé. Ajoutez à cette recette, un soupçon de banlieusarde avec Fadéla et deux prises à gauche avec Besson et Hirsch et la presse sarkozïdolâtre de mai 2007 tombait en pâmoison.

Mais Sarko, en enfant gâté peut se lasser ou piquer une petite colère !

. Yade en a fait l’expérience. Il a suffit qu’elle n’est plus les faveurs du prince ou qu’elle lui tienne tête et l’opprobre s’est abattue sur elle, relayée par les fidèles de Cour qui briguent la place (Jégo) ou souhaitent sont départ (Kouchner).

Et Rachida dans tout ça ? La très rêche « Dati Danielle » a vécu l’expérience de Rama mais n’a pas eu la chance d’être noire. Pour elle, le verdict est tombé, virée !  Comme aide de camp de Barnier pour la région Ile de France en vue des européennes !

Rama, quant à elle, semble en sursis, autant de temps que l’effet Obama se fera sentir.

 

Dans cette Cour digne du XVIIéme, les favori(e)s se bousculent  pour approcher le roi. Si le gouvernement n’est que la vitrine du magasin, nombreux sont ceux qui voudraient être derrière la vitre. Il y eu Allegre, le veut-il encore ? Lang fut tenté et se ravisa. Aujourd’hui, des noms circulent comme Malek Boutih  et d’autres peut-être encore.

Qu’est-ce donc la motivation de ces hommes politiques là ?

Un homme politique se partage entre conviction et ambitions. Il apparaît clair, que pour certains, les secondes l’emportent très nettement sur la première (n'est-cepas Monsieur Kouchner) et l’idée de devenir ministre ou secrétaire d’état, fut-ce d’un chef d’état bonapartiste et autoritaire, l’emporte sur des convictions, par ailleurs longtemps défendues. Pour quelques-uns de nos hommes politiques l’action l’emporte sur la réflexion et l’idée de laisser son empreinte par une loi ou une réforme, fait oublier les convictions passées. Ajoutez à cela une idéologie libérale qui continue à tarauder les plus faiblards de nos hommes politiques de gauche et vous avez pour résultat, le piteux spectacle de cette collaboration au Bonapartisme que nous amène le petit Nicolas.

Disons le tout net, le petit Nicolas rêve de n’avoir qu’un seul adversaire : olivier Besançenot.

  (Le flic d’un côté, l’agitateur, finalement inoffensif, de l’autre) pour contraindre le peuple à choisir entre l’ordre et le chaos

 

---

Heureusement, il y a le peuple, les classes populaires, les prolétaires, les sans grade, les exclus qui par leur mobilisation du 29 janvier rappellent au petit Napoléon IV que Solférino est socialiste et que, gare ! Après Austerlitz, Waterloo pourrait être le prochain arrêt.

Par le militant de Sin - Publié dans : sarkopolitique
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Mardi 2 décembre 2008 2 02 /12 /Déc /2008 21:56

Qu'on en juge : un Premier ministre tancé par l'assistance de l’AMF (association des Maires de France) lorsqu'il évoque le sujet sur un ton péremptoire, un ministre de l'éducation qui renonce tout simplement à venir s'expliquer devant les élus présents, un président de la république qui déclare devant les maires.

"Je fais la différence entre celui qui ne peut pas appliquer la loi et celui qui en fait un acte militant" .

Tous reconnaissent donc implicitement que la consigne donnée aux maires n’a, au mieux, pas été réfléchie, au pire est, en l’état, inapplicable.

Force est de constater que la mesure S.M.A  ne fait pas que des heureux, même à droite : A. Juppé qui ne peut pas passer pour un militant gauchiste tacle la mesure en précisant, je cite, qu'il y a "des difficultés d'application" et qu'il faudra "une évaluation".

46% des maires –toutes sensibilités politiques confondues– ont éprouvé de réelles difficultés à mettre en œuvre le SMA et 500 référés d'ores et déjà prononcés à l'encontre des "récalcitrants" .

Il s’en suit aujourd’hui, toute une série de référés devant les tribunaux administratifs pour les communes n’ayant pas pu ou pas voulu mettre en place un service minimum inapplicable voire dangereux. La ville de Sin le Noble n’échappe pas à cette tentative de mise au pas.

Face à un dispositif à ce point inadapté, la résolution adoptée par l'AMF est de bon sens : "évaluation objective des difficultés; révision de la loi; suspension des procédures engagées contre les maires" . Son président, Jacques Pélissard (UMP) autre militant gauchiste, peut-être, a parfaitement résumé l'état d'esprit général en s'adressant au chef de l'Etat : "Nous attendons un dialogue responsable de la part de tous vos ministres, y compris celui de l'éducation nationale, à qui nous demandons de respecter les maires."

La mesure du SMA n’est effectivement pas exempte de difficultés de mise en œuvre ni d’effets pervers concernant comme, par exemple, le droit légitime d’une profession à utiliser le droit de grève pour faire aboutir ses revendications. La mesure présente pour les édiles quelques difficultés:

Les maires doivent recruter des agents temporairement pour palier les insuffisances d’accueil dans les écoles en cas de grève. Mais, au jour où se déroule ce service minimum, le nombre d’élèves peut être nettement inférieur au nombre prévu. La mairie se retrouve alors avec  des personnes à rémunérer, sans forcement avoir à les occuper toutes. Sachant que le remboursement se fera sur la base des enfants réellement accueillis (par groupe de 15).

Les personnels recrutés ou aptes à la tâche doivent être formés au minimum du BAFA et maîtriser le fonctionnement d’un établissement scolaire et connaître les consignes en cas d’accident ou d’évacuation forcée. La garde de 20 enfants dans une classe ne peut décemment pas être confiée au garde champêtre de la commune ou pire, aux parents d’élèves volontaires.

La mairie, si elle souhaite maîtriser en sécurité la journée scolaire, doit aussi penser au service de cantine ; or si le personnel communal est déjà actif pour la garde des enfants, il ne peut l’être sur des tâches de restauration. Par ailleurs, le service de transport scolaire, municipal ou non, peut lui aussi venir  troubler le bon déroulement de ce service et la juste prévision des moyens à mettre en œuvre.

Si, à ces arguments, on ajoute la sécurité des enfants durant ces périodes de garderie, on arrive à la conclusion que le SMA reste impossible à appliquer. Lorsque l’on sait, qu’un panneau de basket tombant sur la tête d’un enfant sur une aire de loisirs peut amener le Maire en prison, on mesure ici  l‘ampleur des risques que prend un maire en organisant « avec les moyens du bord » une garderie de 8 heures dans un établissement scolaire ou, à fortiori, dans la salle des fêtes de la commune.

En cas d’accident suite à une négligence, en cas de comportement fautif d’un animateur précaire, en cas de fugue d’un enfant…qui serait responsable ? Peut-on décemment croire que n’importe quel parent confiera son enfant à des personnes non formées et intérimaires.

 

En conclusion  : il s’agit bien d’un acte militant que de refuser de casser une grève d’enseignants et de mettre en danger les enfants sous le prétexte fallacieux de ne pas perturber la vie professionnelle de leurs parents.

N’oublions tout de même pas que l’école n’est pas un lieu de garderie, mais un lieu d’enseignement. Depuis des lustres, la garde des enfants était organisée par les enseignants eux-mêmes, pourquoi aujourd’hui, vouloir que la commune se substitue aux professionnels de l’éducation. Si un service minimum doit voir le jour, est-ce bien aux communes de le mettre en place ?

N’a-t-on pas en l’espèce une mesure populiste qui cherche à montrer que l’état et Nicolas Sarkozy en particulier, veut montrer ses muscles face aux enseignants et sa volonté de casser la Fonction Publique. Son supposé pragmatisme n’est-il pas tout bonnement la bonne vieille idéologie réactionnaire ?

On peut donc reconnaître aux maires le droit à la désobéissance civile telle que définie ci-après

Selon John Rawls : « La désobéissance civile peut être définie comme un acte public, non-violent , décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement . En agissant ainsi, on s'adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres légaux ne sont pas actuellement respectés. » La casse d’une grève légalement déclarée par leur auteur constitue bien un cas de non-respect de la coopération sociale entre être légaux.

Par le militant de Sin - Publié dans : sarkopolitique
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