« On devient Socialiste lorsqu’on prend conscience de l’Injustice. On adhère au Parti Socialiste lorsqu’on décide de changer l’ordre des choses,
c’est à dire l’oppression et le désordre imposés par le capitalisme… ».
Cette phrase de François Mitterrand prend tout son
sens en ces périodes troublées où les riches moins nombreux sont énormément plus riches et lorsque les pauvres, énormément plus nombreux, sont plus pauvres encore.
Le capitalisme, version financière, a vécu, un autre attend en embuscade, pour continuer l’oppression. Nul ne sait quel forme il prendra demain, nul ne sait s‘il est mort, personnellement j’en
doute fort.
La crise financière, et surtout économique, que nous commençons à traverser, est à l’image des tempêtes tropicales ou des cyclones : nous savons tous qu’elle va être dévastatrice, mais personne ne sait à quel point.
Le chômage grimpe de manière vertigineuse et les plus optimistes pensent que cette ascension sera courte. L’UNEDIC prévoit 282.000 chômeurs supplémentaires en France, en 2009, alors que janvier en compte déjà 90.000 de plus qu’en décembre. Au niveau mondial c’est 20 millions de chômeurs en plus selon le BIT (bureau international du travail). Même la Chine que certains pensaient à l’abri d’une crise économique est lourdement touchée : 20 millions de Chinois sont, d’ores et déjà retournés à la campagne et le miracle chinois pourrait tourner au fiasco, avec crise politique à la clef..
La France fait partie des pays ayant le plus fort taux de chômage, derrière l’Espagne et la Slovaquie. Qu’en sera t-il dans 1 an ?
Les mesures Sarkozy suffiront-elles à endiguer le raz de marée du « désemploi » ? Sûrement non ! Alternative Economique, nous apprend que, bien que le chômage décolle, la mesure Sarkozyenne des heures supplémentaires défiscalisées continue de faire recette, et, que le nombre d’heures sup ne cesse de croître, même quand un travailleur perd son emploi toutes les 30 secondes, comme c’était le cas durant le mois de janvier 2009.
Prendre conscience de l’injustice , ne semble guère être difficile, quand aux chiffres donnés plus haut, on compare avec ce que les entreprises et leurs dirigeants engrangent comme bénéfices.
TOTAL 14milliards – 5.4 milliards versés en dividendes et seulement 100millions pour la prime à la cuve ! Arcelor Mittal 430 millions de bénéfices versés à la famille et 6000 suppressions de poste. Louis-Vitton, Moët-Hennessy (LVMH) pareil, 430 millions de bénef !
Mais le pire n’est pas là ! Nicolas interdit aux entreprises sous perfusion d’argent public (vous savez…nos impôts)de distribuer des dividendes. Raté ! Pour la Société Générale, BNP Paribas et PSA qui verseront bien ces fameux dividendes. Seule la « Régie » Renault où l’Etat est actionnaire à hauteur de 14% refuse cette distribution : preuve, s’il en était besoin, que, quand l’Etat surveille, l’Etat décide !
On adhère au Parti Socialiste lorsqu’on décide de changer l’ordre des choses .
La preuve donnée du rôle de l’Etat pour réguler l’économie devrait donc entraîner l’adhésion massive au PS ces prochains jours, car pour nous socialistes il est évident qu’on ne peut donner l’argent des impôts aux entreprises sans que celles-ci les utilisent à bon escient et que l’Etat sache où vont ses milliards.
Jusqu’à présent, le MEDEF, par la voix de Laurence Parisot, refusait de réduire la manne due aux actionnaires sous le prétexte qu‘il touchait au principe essentiel de propriété. Force est de constater que la propriété publique doit avoir les mêmes droits que celle qui se réclame du privé et que si l’entreprise le refuse, la propriété publique doit avoir l’ascendant sur la propriété privée ! Sans recourir aux nationalisations massives Nicolas pourrait au moins faire respecter sa propre parole ! mais le veut-il et le pourrait-il ?
Nous comprenons maintenant que le gouvernement et le chef de l’Etat n’ont rien compris ni voulu comprendre à ce qui se passait et par conséquent quela situation actuelle leur échappe. Longtemps niée, la crise a fini par apparaître clairement aux yeux de notre monarque républicain comme la manifestation du 29 janvier l’a exposé(alors qu’avant personne ne s’apercevait d’une grève en France, d’après Nicolas). Mais les amis de Nicolas (voir textes précédents) l’intiment de ne pas sombrer dans le social, ce qui viendrait casser leurs dogmes néo-libéraux et menacerait dangereusement leur recapitalisation
Il est temps de lutter contre l’oppression du capitalisme
Ouvrez les yeux monsieur le président et vous verrez que le patronat du MEDEF, de rapace qu’il était, s’est changé en charognard, à l’image de MA France (filiale de PSA) qui traite son personnel comme des moins que rien. La bête capitaliste n’est pas morte, comme le souligne Benoît Hamon porte-parole du PS, dans le texte ci dessous.
http://benoithamon.fr/2009/03/04/soutien-aux-salaries-de-magnetto-automotive /
Je me suis rendu hier à Aulnay-sous-bois soutenir les salariés de l’entreprise Magnetto Automotive, un sous-traitant de
l’industrie automobile, en grève depuis une semaine. Alors que l’entreprise annonce des mesures de chômage technique, elle organise, dans le même temps, le recrutement de travailleurs
intérimaires. L’objectif est de procéder, à court terme à la fermeture du site ou à tous le moins à la ré-internalisation d’une partie de la production au sein de la maison mère, PSA.
Accompagné de Claude Bartolone, président du conseil général de Seine St Denis et Claude Ségura, maire d’Aulnay sous bois, je me suis retrouvé, en fin d’après-midi, devant l’entreprise. Le comité
d’accueil était au RDV. Un responsable de la direction, quelques vigiles et des grilles fermées pour nous signifier que la direction de MA France ne nous laisserait pas accéder au site et nous
refusait l’accès aux salariés mobilisés.
Dans cette crise que nous traversons aujourd’hui, le cynisme et le dogmatisme de ce patronat là n’a plus de limite. Non contente d’aggraver la crise sociale, la direction de cette entreprise refuse l’accès à 3 élus de la République qui souhaitent établir un dialogue avec des hommes qui se battent pour défendre leur droit au travail.
Ce conflit illustre toutes les tensions qui touchent notre modèle économique et social.
Les droits élémentaires des salariés sont remis en cause : leur droit de grève est contesté, les avocats du CE se voient interdire l’accès au site, les élus du CE sont empêchés d’exercer leur mandat dans de bonnes conditions, 70 vigiles sont recrutés et dispersés sur le lieu de travail d’hommes et de femmes qui mènent en dépit des provocations un mouvement propre et responsable sur leurs conditions de travail.
Mais le cynisme de la direction de MA France ne s’arrête pas là. Plutôt que d’ouvrir des négociations avec ses salariés, elle use de méthodes d’intimidation choquantes. Ainsi, deux lettres ont été adressées aux salariés, les menaçant de déménager les outils de production en cas de prolongement du conflit et leur précisant l’impact sur leur pouvoir d’achat qu’auraient les jours de grèves retenus de leur salaire.
La logique de pourrissement du conflit entretenue dans cette entreprise est grave. La manière dont sont traités les salariés de MA France est dangereuse car elle pousse à la radicalisation d’un mouvement dans lequel les salariés n’ont personne avec qui discuter et alors même qu’ils constatent le dramatique fossé qui se creuse entre les annonces du gouvernement et la réalité qu’ils vivent quotidiennement… Ces salariés auraient raison de demander ce qu’il est advenu des 6 Mlds d’euros promis par le chef de l’état à l’industrie automobile sans contrepartie sociale ?
Lorsque je disais, il y a quelques semaines que la crise sociale risquait de forcer la crise politique, j’exprimais une crainte. Aujourd’hui j’exprime un témoignage.
Courage camarades LUTTONS sur tous les fronts, économie, écologie, laïcité, libertés publiques….