Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 15:16

 

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On votait ce week-end?

Il est vrai que les medias ne s’étaient pas bousculé, ces deux dernières semaines pour nous tenir en haleine à coups de sondages et de reportages sur la cuisson de la viande de bœuf à l’instar du reportage sur DSK. Le français moyen en a plus appris sur la localisation de la centrale de Fukushima et des ravages possibles, mais soigneusement tus, de la radioactivité Nippone sur l’ensemble de la planète, que sur le nombre de cantons renouvelables dans son département et la tête du sortant. On ressort de cette quinzaine plus informé sur les frappes en Lybie que sur la configuration à venir de notre Conseil Général.

 Il faut dire que les cantonales qui s’en soucie?

 Apparemment peu d’électeurs et aucun média, ni avant l’évènement, ni après. Rentré chez moi vers 22H00, aucune chaine ne débattait sur le sujet et il fallait se rendre sur France 3 pour avoir quelques détails donnés par des internautes bloggeurs aux analyses partisanes et donc plus ou moins avisées.

 Rien, je vous dis ! Si moins d’un électeur sur deux a pris la peine de se déplacer, plus personne n’en a rien à foutre, et c’est à peine si les 15% des représentants de  Jean Marine Le Pen, ont suscité un faible intérêt.

Et pourtant quel symbole !

L’UMP, jusque là bleu roi, est devenu, ce soir de scrutin, un peu plus, bleu Marine.

Pas de front républicain contre le FN, assène JF Coppé. Pas de front républicain, chacun fait comme il l’entend, répète en cœur la chorale UMP. Bien sûr, il reste quelques chiraquiens qui regimbent, mais l’UMP n’est pas le RPR. La droite d’aujourd’hui en maniant les concepts d’identité nationale  et de nationalité Franco-musulmane, n’a plus de complexe à inciter son électorat, si ce n’est à voter facho, tout au moins à leur déconseillé de voter à gauche. L’extrême droite vaut bien l’extrême gauche, argumentent les factieux du gouvernement (Benoît Apparu/France Inter)…sauf que l’extrême gauche représente un infime pourcentage des voix alors que le FN talonne l’UMP, dans cette consultation cantonale.  

Que de chemin parcouru depuis 2002, où chaque socialiste, la mort dans l’âme, avait glissé un bulletin « Chirac », au jour du second tour des élections présidentielles.

Gageons que ce qui se trame pour ces cantonales, se répétera en 2012, si, par malheur, le premier tour,  faisait apparaître Marine devant Nicolas. Notre caudillo trop satisfait de pouvoir tacler le candidat socialiste au second, ne manquerait pas de rappeler qu’un front républicain ne tient pas plus aujourd’hui qu’hier.

Des 53% de Français qui avait voté Sarko en 2007, qui se reconnaitra aujourd’hui, dans une droite devenue frontiste, nationaliste et xénophobe. La réponse à cette question, dans quelques quatorze mois, définira l’avenir de notre Eva  Braun nationale et celui de la droite, qu’on a de plus en plus de difficultés à appeler classique, désormais.

Et vous les abstentionnistes, la majorité silencieuse dont le mutisme commence à devenir complice, qu’en pensez-vous ? L’optique d’un gouvernement UMP-FN de 2012 à 2017, ne vous émeut pas ? Et la version chemises brunes et étoile jaune, cela vous inciterait-il à vous déplacer au premier tour des présidentielles de 2012?

N’exagérons pas, me direz-vous ! Marine n’est pas partisane de telle politique ! Je vous répondrai que je préfère ne pas savoir ce qui résulterait d’une  l’alchimie Hortefeux-Besson-Golnich-Le Pen, dans une Europe où déjà bien d’autres chefs d’état excellent dans le rôle de tribun populiste.

En 1939, alors que bien des pays arabes commençaient à envisager leur indépendance, l’Europe sombrait dans le fascisme le plus noir. Il est « amusant » de constater qu’aujourd’hui, les pays arabes souhaitent plus de libertés et se font tuer pour avoir le droit de vote, alors qu’en Europe, l’abstention fait rage.

 

Par le militant de Sin
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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 08:49

Ce qui ne devait jamais arriver… est arrivé tout de même. Le Japon, pays développé de 127 millions d’habitants, est confronté au pire scénario nucléaire qui soit : l’explosion ou la fusion de plusieurs réacteurs, dans un pays densément peuplé de 337 Hab/Km².

Tout le monde aurait donné les palmes de la sécurité au Japon, il y a encore quelques jours, tant ce pays, habitué aux catastrophes naturelles, a fait entrer dans son quotidien, les scénarii les plus pessimistes et envisagé le pire, face aux éléments. Tsunami, tremblements de terre, typhon, le Japon est le pays qui sans aucun doute est le plus soumis aux aléas de mère nature.

Oui, mais voilà, personne n’a imaginé que, 2011, remettrait en cause cette préparation et cette prévention. Il aura fallu un séisme de magnitude 9 et un raz de marée qui balaye tout sur son passage, jusqu’à 5 km à l’intérieur des terres, pour que la planète remette en cause l’infaillibilité des installations nucléaires dans le monde entier et s’interroge.

On pourra trouver toutes les excuses possibles à la catastrophe nucléaire probable au Japon, la remise en cause est là. Ce que le Japon a subi, qui d’autre, dans le monde pourrait y être confronté. Les Etats-Unis et ses 104 réacteurs n’ont-ils pas à craindre un cyclone ou une série de tornades d’ampleur exceptionnel comme celui qui dévasta la Nouvelle Orléans ? La France, elle-même, deuxième pays nucléaire, est-elle à l’abri? Notre gouvernement actuel vous dira que oui, que tout a été prévu et que la situation sismique en France est bien différente de celle du Japon. Bien sûr ! Sauf que tout le monde s’accorde pour reconnaître que ce n’est pas le tremblement de terre, aussi élevé soit-il, qui a mis en péril la centrale de Fukushima, mais bel et bien le tsunami. Alors! Devra-t-on attendre un Xynthia de plus grande ampleur ou une attaque terroriste pour qu’en France aussi, on constate que nos installations sont moins sécurisées que ce que le lobby nucléaire public veut bien nous faire croire.

Ce qui parait préoccupant aujourd’hui, outre le fait que les Japonais semblent être pris dans la nasse radioactive d’une île qu’ils n’osent pas quitter est l’absence de plan de secours et de prévention face à ce qui pourrait être un triple ou un quadruple Tchernobyl dans un pays bien plus densément peuplé

Car ce qui est pire que la catastrophe elle-même, est l’absence d’information fiable sur ce problème. Déjà, au moment de Tchernobyl, en 1986,la France possédait une frontière étanche au nuage radioactif. Encore aujourd’hui, il est bien difficile de savoir quelle catastrophe mineure ou majeure s’est produite à quelques centaines de kilomètres de la capitale Nippone. L’omerta nucléaire n’a rien pour rassurer…Mais elle a ses raisons, en France, aisément compréhensibles. Notre Président s’est transformé, depuis 2007, en VRP de l’atome auprès de bien des pays et remettre aujourd’hui en cause la sureté d’une installation nucléaire c’est remettre en cause son petit commerce. C’est qu’il ne s’est pas ménagé, notre Caudillo, pour vendre ses centrales à droite ou à gauche ne prêtant peu ou pas du tout attention aux conditions de vente. Le Maghreb, l’Inde , le Quatar et, va savoir, la Lybie, ont un moment ou l’autre fait partie des clients d’AREVA.

 Sachant qu’un battement d’aile de papillon nucléaire à Tokyo peut provoquer une tempête de contestation partout dans le monde, il serait temps pour nos politiques locaux de réfléchir à l’arrêt progressif du nucléaire en France. L’Autriche l’a fait, l’Italie tergiverse, l’Allemagne s’y est engagée. Mais surtout d’arrêter nos centrales à travers le monde comme de vulgaires Airbus ou TGV. Il paraît (beaucoup trop facile) de proposer comme le voudrait Nicolas Hulot, un simple référendum sur le sujet, mais tout simplement que nos politiques prennent ENFIN, leurs responsabilités et orientent la France, qui comptera bientôt autant de réacteurs que de millions d’habitants, vers un arrêt progressif de l’énergie nucléaire et consacrent un peu plus de nos euros à trouver des solutions alternatives. Il est illusoire de penser qu’on peut, en trente ans, éliminer le nucléaire du sol Français (80% de l’électricité produite) mais il apparaît souhaitable qu’on ne double pas les Etats-Unis, première puissance dans le domaine. Photovoltaïque, éolien ou énergies nouvelles diverses ne suffiront pas, mais, au moins, peut-on envisager que demain elles prennent une place plus grande, dans l’énergie que nous consommons.

Les événements japonais risquent demain de décider pour nous, si les ¾ de l’île Nippone deviennent inhabitables et si Corée du Sud et Chine  subissent eux aussi l’atome nippon

Par le militant de Sin
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Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 15:07

 

 

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A qui le tour ?

 Depuis Noël 2010, n’en déplaise à Madame Alliot-Marie , l’Afrique du Nord est en ébullition sociale. Même si on peut légitimement douter de l’avenir démocratique de tels mouvements de révolte, il n’en apparait pas moins que la volonté affichée des peuples en mouvement, aujourd’hui, est cette aspiration à la démocratie et la justice sociale.

Cette révolution, ou plutôt ces révolutions étaient-elles prévisibles ? Non, bien sûr ! Mais on aurait aimé, en France et plus généralement en Europe, que la confiance de nos autorités diplomatiques et extérieures aille dans le sens des  peuples en lutte plutôt qu’à la défense des dictatures en place. Ne revenons pas sur les voyages privo-diplomatiques de MAM,  ni sur les nébuleuses tractations qui eurent lieu entre notre gouvernement et les potentats Egyptiens et Tunisiens ( Nicolas semble avoir eu l’impression de les régler,  en limogeant notre ministre des affaires extérieures), mais notons, tout de même, que jamais un signe encourageant à la libération des peuples maghrébins ne fut donné par Fillon ou Sarkozy, Merkel ou Berlusconi.

Admettons que ces mouvements sociopolitiques étaient imprévisibles. Quant sera-t-il demain ? Il aura fallu qu’un dictateur fou menace de tirer sur son peuple à l’arme lourde et de noyer cette révolution dans le sang, pour qu’enfin, les institutions internationales réagissent alors qu’il n’aura fallu que quelques jours aux pays développés pour  mettre un plan anticrise à la suite de la faillite de Lehmans Brothers.

Ces révolutions démocratiques, si elles n’ont aucune inspiration islamique, comme on voulut dès le début nous faire croire, elle risque d’être teintées demain d’un certain anti-occidentalisme, renforcé en cela par la paresse des grandes puissances. Déjà, l’Egypte n’entend plus garder l’accord avec Israël comme intangible et assume elle-même les autorisations de passage au Canal de Suez.

Et qui, demain ? L’Iran, Israël et pourquoi pas la Grèce asphyxiée par sa dette extérieure ! Au-delà d’une poussée démocratique bien venue dans ces pays où les autocrates spoliaient leur peuple depuis des dizaines d’années, quelles incidences géopolitiques ces mouvements d’émancipation auront-ils. La crise économique a montré que l’Europe devenait invisible économiquement face aux deux mastodontes- dominant pour les Etats-Unis - dirigeant pour la Chine. La crise démocratique du bassin méditerranéen pourrait  reléguait l’Europe, dans sa propre zone d’influence, au rôle de nain politique.

 Bien peu, de nos actuels dirigeants européens semblent avoir pris en compte cette donnée, les déchéances sont comme les révolutions, imprévisibles.

Par le militant de Sin
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 19:58

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Ah les salauds ! En pleine période de vacances d’hiver, les arabes se mettent à vouloir une démocratie chez eux. Plus possible d’aller se dorer la pilule à Sfax ou au Caire, plus personne pour nous faire visiter les pyramides à dos de chameau…vraiment aucun sens de l’hospitalité…pouvaient pas attendre que nos VIP reprennent le turbin !! C’est en substance, bien que légèrement caricaturé, ce qu’on pouvait entendre sur les ondes et via notre petit écran de la part des tour-opérateurs et des agents de voyage en réaction à la volonté de rapatrier nos touristes des pays dits développés.

Autre insatisfaite l’Economie ! l’Economie avec un grand E, n’apprécie guère, elle non plus, les mouvements de libération contraire à sa singulière loi de « l’exploitation de l’homme par l’homme ». Il aura suffit que Benali et Moubarak soient conspués par leur population respective, pour que les agences de notation baissent la note des pays concernés.

- Vous aspirez à la démocratie, dites-vous ! Et bien, Nous, agences de notation devant l’Eternel Libéralisme, considérons que ce mouvement contrarie nos prises d’intérêt et nos dividendes !

Le roi soleil aujourd’hui s’appelle « Moody’s » ou « Standard and Poor’s », représentant du Dieu Finance, adulé par tous. Ces agences peuvent ainsi faire la pluie et le beau temps en décidant que tel pays d’Europe ou tel autre d’Afrique méritent que les investisseurs leur jettent un regard, ou non.

Pour ce qui est de la Cour de ce monarque absolu, les pays européens y font antichambre.

Mme Merkel, n’avait-elle pas conseillé à la Grèce de vendre une de ses îles pour payer sa dette. Notre bon Nicolas, n’avait-il pas cautionné l’envoi de matériel aux forces de police tunisienne et de surcroit de les conseiller dans leurs actions anti-émeute (c’est qu’on en a aussi à tabasser, des arabes, chez nous !). Voilà, comment les vassaux de ces groupes banco-financiers accueillent les mouvements populaires qui tentent de destituer des dictatures. Plutôt qui d’y apporter leurs aides, ils traitent par le mépris cette aspiration à la démocratie. Ces pays dominateurs, englués dans leur libéralisme mortifère, considèrent surement que la corruption s’accorde mieux avec le libéralisme ambiant que la démocratie politique

Décision emblématique que celle du monde des affaires qui considère tout changement, surtout si il est populaire et démocratique, comme une agression envers ses marchés. Cela en dit long, très long même, sur les chances d’aboutir des imprécations relayées par nos « Sarkozys » européens (Merkel, Berlusconi et Nicolas) quant à leur volonté de lutter contre les paradis fiscaux et leurs incantations hypocrites à vouloir réguler l’économie.

Le capitalisme financiarisé aurait-il donc peur des démocrates ? Et l’absence, demain, de corruption et de népotisme, dans quelques pays arabes, la liberté serait-elle source de crise pour le monde des affaires ?

Par le militant de Sin
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Vendredi 14 janvier 2011 5 14 /01 /Jan /2011 09:11

Immobilisme, statut quo, conservatisme, on ne sait guère quel mot employé pour expliquer le jeu de mikado qui se joue entre le SMTD, la CAD et la communauté de commune de l’est douaisien, la CCO.

« Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément », dit la maxime, mais il parait difficile, si ce n’est impossible de narrer clairement ce qui s’est passé et surtout, ce qui se passera demain entre ces trois établissements publics. Un peu d’histoire récente ne nuira pas à la compréhension des arcanes et des tractations qui se jouent dans le Douaisis à propos de l’équilibre droite gauche, le tram et sa ligne 1 et l’opposition entre partisans du scénario ouest-douaisien et ceux qui souhaiteraient une solidarité douaisienne dans son ensemble.

La première étape remonte à quelques années, au moment où le tram commence à être vu comme un projet à réaliser. Première entorse au projet, Lewarde (communiste) refuse que le tram traverse la commune. A ce niveau, selon moi, c’est le début des embrouilles et le point de départ de l’impossible quadrature du cercle. Malgré cette opposition, le projet est lancé, les partisans de droite et de gauche pensent, à l’époque, que l’interdiction de traverser Lewarde ne tiendra peut-être pas face à la volonté affichée de l’ensemble des autres communes…quelques années plus tard, c'est-à-dire aujourd’hui, ce problème là persiste.

La seconde étape, plus connue, pourrait se résumer en un titre « un tram hors normes confronté à des problèmes hors normes », une série de couacs associés à des ententes sous le manteau avec le constructeur du système de guidage et le président de la CAD de l’époque et des normes à respecter dignes d’un airbus qui plombent l’envol d’Evéole  et  transforme l’arrivée du tram dans le Douaisis en épopée : le tram « nommé désir » par les usagers suit une bien mauvaise trame.

Les deux dernières étapes suivent le même chemin tortueux, mais cette fois d’un point de vue politique. En 2010, Evéole, sous présidence communiste, puisque la gauche y est majoritaire, se met en grève au motif de licenciements annoncés ; durant plusieurs jours  ce sera le tram fantôme avec tous les problèmes que l’on a connu : les usagers, à peine habitué à ce nouveau moyen de transport, le voit disparaître du jour au lendemain. Le PS, bien inspiré cette fois, soutient les grévistes et tentent une médiation auprès du président. Mais c’était sans compter sur la politique du pire des « coco ». Après, une déclaration larmoyante du président sur le fait d’avoir été lâché par son partenaire de gauche, celui-ci pose sa démission, le SMTD se retrouve sans président. Qu’à cela ne tienne, le PS, toujours aussi bien inspiré, déclare solennellement que, dans le cas où le PC présenterait un successeur au démissionnaire, il voterait comme un seul homme en sa faveur.  

Les choses vont cependant se gâter au moment du vote, à la CAD, du programme pluriannuel d’investissement (PPI) et la prise de position de la droite et d’une partie des socialistes en faveur d’une seconde ligne de tram plutôt que d’envisager la continuation de la ligne1, toujours en suspend. Le PS, très mal inspiré pour le coup, a décidé en majorité, de suivre le scénario favori de la droite et le PC n’apprécie pas, c’est le moins qu’on puisse dire.

Au PC on manifeste son mécontentement (au PS aussi, mais il passe plus inaperçu) et au moment où se décide le vote du futur président du SMTD, les cocos, sortants, décident de ne plus présenter de candidats et de ne plus faire partie de l’exécutif et poussent le bouchon jusqu’à ne pas participer au vote prévu. Une question se pose alors au PS, doit-on présenter un candidat et garder le syndicat à gauche ?

On aurait pu envisager que le PS, sur ce coup là, tente le tout pour le tout et s’attache plus à la politique qu’à la technique. La gauche était majoritaire, d’une voix certes, et par conséquent rien ne s’opposait à ce qu’un candidat soit, lui aussi, de gauche. Mais c’était sans compter sur l’enjeu de pouvoir, ce qui se comprend et sur l’enjeu pécuniaire, un peu moins compréhensible.

Face à une droite UMP et un MENID (le MODEM local) minoritaire, l’enjeu politique était de taille, la possibilité d’avoir 4 vice-présidences si le candidat PS l’emportait ou plus aucune vice-présidence si il était battu et que la droite prenait ombrage que les socialiste se soient vus  à la présidence du syndicat. Le risque de voir disparaître une participation au bureau du SMTD semble l’avoir emporté et la possibilité de gagner, ne serait-ce qu’une vice-présidence aussi. L’aspect de consensus et ce jeu de mikado évoqué plus haut semble l’avoir emporté. Comment tirer son épingle du jeu sans faire tomber tout l’édifice : la solution est de ne pas jouer. Pour éviter tout risque le PS en vient à refuser celui d’affronter le vote.

Reste l’aspect politique qui semble bien mal engagé pour les socialistes Douaisiens, taxés d’avoir voté avec la droite et d’avoir comme elle voulu abandonner à son triste sort, l’est-douaisien et son bout ligne de tram Masny - Auberchicourt.

Aujourd’hui le SMTD est à droite et cela aura des conséquences pour ceux qui ont décidé de collaborer passivement à cette victoire.

Premièrement, comment nos vice-présidents qui pour certains ont voté le scénario de la CAD, abandonnant l’est-douaisien, vont-ils pouvoir assurer et rassurer les membres du SMTD de vouloir prolonger cette même ligne 1, en qualité deVP au syndicat des transports. Il va vite apparaître impossible de favoriser à Douai la desserte de l’hôpital et du sacro-saint Raquet et pousser au SMTD la continuation de la ligne originelle jusqu’à Aniche, sans sombrer dans une certaine schizophrénie.

Deuxièmement, il va être particulièrement délicat aux candidats aux élections cantonales et spécifiquement à celui qui souhaite succéder à Laurent Houiller de bâtir une campagne convaincante sans qu’on vienne lui rappeler que son groupe n’a guère favorisé le développement économique du canton. N’en doutons pas, la prise de position communiste a sûrement été mûrement réfléchie et la campagne menée dans le canton de Douai-sud portera sans aucun doute sur ce thème. Les communistes ont accepté de perdre deux VP au SMTD, je doute que ce soit par pure philanthropie, mais gageons qu’il s’agit là d’un acte politique qui sera amplement commenté lors des cantonales de mars 2011.

Reste que Douai semble avoir gagné la partie en prenant la tête du syndicat des transports, la CAD « retrouve » ou plutôt s’adjoint la compétence transport. Sa présidente saura faire valoir la politique UMP dans la communauté et favoriser ce que le président de la CAD souhaitera : une ligne 2, pas encore complètement tracée mais déjà mise sur les rails (sans jeu de mots), une piscine olympique, voire un archéosite (qu’il va falloir vendre à une population qui, à 90%, s’en fout) et la desserte du quartier du Raquet (qui va voir le jour en 2010 quelque chose si tout va bien et 2020 quelque chose si tout va mal ).

Tout ces projets sont sensés favoriser le développement économique de l’arrondissement et bon nombre y voient des projets d’infrastructure indispensables pour attirer une population et revitaliser un Douaisis moribond. J’aurais pensé que seule la création d’emploi avait cette vertu à court terme et que, pour développer la région économiquement, une zone industrielle supplémentaire (par exemple) et un plan de circulation revu de fond en comble eurent été plus efficaces. Au moment ou les entreprises du secteur tombent comme des mouches (Ingersoll Rand, Arbel Fauvet Rail, la SIAC et j’en passe), au moment où le commerce de Douai semble passer l’arme à gauche (sans jeu de mots, là non plus), la ligne 2 et notre piscine à vague risquent de faire pâle figure. Au niveau national 2011 s’annonce être catastrophique pour l’industrie automobile, prime à la casse oblige, gageons que cela aura une incidence sur notre territoire, qui, rappelons le, abrite trois constructeurs. Souhaitons que demain la ligne 2 ne soit pas là uniquement pour drainer à travers le Douaisis désert des hordes de chômeurs visitant un territoire exsangue

Restera pour certains socialistes, la satisfaction de rester dans les sphères décisionnelles voire de cumuler encore un peu plus les responsabilités : la technique politique politicienne y a gagné ceux que la politique de transformation, chère à la gauche, y aura perdu.

 

Par le militant de Sin
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