« Pour exister, je dois me montrer », cette phrase pourrait être au fronton des sites et comptes Facebook, de bon nombre de nos hommes politiques.
En tout cas, j’en connais au moins trois, pour qui, la citation va comme un gant.
Moscovici, Peillon, Royal ne doivent en effet leur salut politique qu’à cette épigramme.
Malmenés dans les sondages et/ou en perte de vitesse dans l’opinion, le coup médiatique est considéré, par ces narcisses, comme l’affirmation de leurs choix politiques. Mais, à jouer aux Icare, souhaitant se rapprocher du soleil de l’adulation populaire, bon nombre risquent, comme lui de s’y brûler les ailes
Peillon, Vincent de son prénom, le gaucho-centriste ( la gauche étant représentée par Robert Hue) souhaitait une réunion œcuménique des courants centraux propres à des formations politiques éclatées. Vincent aurait bien aimé se montrer en rassembleur d’un courant d’électrons libres politiques, allant de Hue le communo-centriste à Marielle de Sarnez, la giscardienne en passant par Cohn Bendit, le centre-vert. La première phase de domestication, de cette énergie cinétique trans-courant, avait eu lieu, peu de temps avant, la réunion de La Rochelle. Il en était ressorti beaucoup d’articles de presse et bien peu d’idées, mais surtout une promesse, faite aux participants, de bientôt se revoir et forger une force(à mon humble avis, centripète plutôt que centrifuge).
Oui, mais voilà, Vincent s’est fait piquer la vedette à cette « foire des egos », par Ségolène.
La Poitevine qui cherchait, elle aussi, à exister, en dehors, de refiler des « chèque pilule », aux lycéennes des patelins de sa région. ( Cela étant dit, je trouve l’initiative excellente.)
Notre Dame Blanche, adore être là où personne ne l’attend. Pour le coup, c’est réussi. Ségolène à Dijon, invitée par le maire, son soutien de campagne2007, et Vincent Peillon, de devoir se contenter de ne plus être qu’un second couteau, dans cette quête d’une nouvelle famille politique.
Si on ne me voit pas, je disparais. Alors ! Pour contrer la Charentaise, Vincent sort le symbole giscardien : aller bouffer chez l’habitant. Le 19 novembre, Peillon participera à une émission de Dailymotion : « politique à domicile » qui l’emmènera chez l’habitant y manger, mais aussi faire la cuisine. Il faut dire que Vincent semble avoir un goût prononcé pour mélanger les saveurs et les ingrédients.
A Ségolène de trouver mieux, en matière de télé-réalité politique !
Reste Pierre Moscovici. Mosco-veni Mosco-vidi Mosco-vici.Dans la rubrique du paon, Pierrot s’y connaît. Pour le magazine "Grazia", il a accepté, qu’une des journalistes l’accompagne, non comme journaliste, mais, comme future première dame. Le Pierrot se voit tellement en futur président de la république, qu’il a accepté de se soumettre à cette pantalonnade de la presse mi-people, mi-fashion press: vivre, médiatiquement parlant, comme le président…lamentable !!
Combien d’hommes politiques, de stature nationale, régionale, voire locale, cultivent ce goût du narcissisme médiatique. Etre vu, faire du buzz, même si, l’électeur, en creusant l’événement, n’y trouve qu’un vide politique sidéral. Les parents, qui s’inquiètent de l’influence néfaste de la Star’Ac ou de Secret-Story sur la santé mentale de leurs chères têtes blondes, sont aussi des électeurs qui pourraient s’alarmer, là encore, de l’influence de cette communication Sarkozienne de bon nombre de nos politiques. Car, n’en doutons pas, beaucoup de nos prétendants au siège suprême adoptent la même politique – qu’on parle de MOI et non de ce que je fais. Sauf, qu’en période de crise économique aiguë, nos électeurs attendent plus du poids des mots( et des idées) que du choc des photos !
A bon entendeur politique, salut !
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